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    Analyse

    Liste nationale
    Encore du boulot pour les jeunes députés

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4833 Le 11/08/2016 | Partager
    Des erreurs de casting pointées
    Si des profils ont insufflé une nouvelle dynamique, d’autres ont brillé par leur absence
    Un rapport détaillé sur ce premier mandat pour bientôt
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    La liste nationale a permis l’accès de 90 élus pour compléter les 395 sièges de la Chambre des représentants. Cette année, les femmes auront droit à un nombre plus important de sièges dans la mesure où elles pourront se présenter sur la liste des jeunes

    «Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait». Un adage qui résume bien la dialectique qui rythme la relation entre jeunes profils et vieux routiers sur le champ politique. Souvent considérés comme apolitiques, les jeunes sont de plus en plus engagés dans la vie publique. Les dernières statistiques publiées par le ministère de l’Intérieur concernant la révision exceptionnelle des listes électorales, qui a pris fin lundi dernier, montrent que 60% des demandes d’inscriptions ont été faites par des jeunes de moins de 35 ans. Ce qui peut être considéré comme un signal positif de regain d’intérêt de cette catégorie dans l’action politique. Certes, ces jeunes ne constituent pas une masse homogène et s’expriment de façon plurielle, selon les sociologues. Certains boudent les partis et les associations, d’autres préfèrent influencer les débats publics sur les réseaux sociaux. Mais ceux qui ont choisi de s’engager ont fait preuve d’une grande implication. Souvent écartés des instances de décision partisanes par le passé, la Constitution de 2011 et la loi organique sur la Chambre des représentants ont constitué une aubaine pour plusieurs jeunes. L’accès au Parlement est devenu un objectif réalisable, alors que par le passé, c’était le chemin de croix. La liste nationale, instaurée lors des élections du 25 novembre 2011, a permis l’élection de 60 femmes et de 30 jeunes. Une occasion pour ces nouveaux profils d’être impliqués dans les débats au sein de l’hémicycle. Cependant, cette expérience a été marquée par une série de défaillances. «C’est une approche positive qui avait permis de favoriser l’accès de nouvelles compétences au Parlement, qui n’auraient pas pu être élues au niveau des circonscriptions locales, à cause des contraintes du mode de scrutin en vigueur», a estimé Hassan Tarik, député USFP, élu dans le cadre de la liste nationale. Pour lui, «c’est une idée noble mais qui a été pervertie au niveau de la pratique». Même son de cloche chez Mohamed Amrani Boukhobza, professeur de sciences politiques à l’université Abdelmalek Saâdi de Tanger. Les deux pointent des erreurs de casting. «Le choix des personnes à inscrire sur la liste nationale a été souvent basé sur des critères de clientélisme et de proximité des décideurs au sein des partis, aux dépens de la méritocratie», a expliqué Boukhobza. Résultat: une performance à deux vitesses pour ces jeunes élus dans le cadre de la circonscription nationale. «Ceux qui ont laissé leur empreinte durant ce mandat, sont essentiellement des militants des partis, ayant évolué par les différentes structures internes, dont les jeunesses partisanes», a-t-il expliqué. Certains d’entre eux se sont montrés particulièrement remuants. Les interventions musclées de l’istiqlalien Adil Benhamza, de l’Usfpéiste Hassan Tarik ou encore les critiques argumentées du Pamiste Youness Sekkouri, ont insufflé une nouvelle dynamique aux travaux de la 1re Chambre. Les autres ont brillé par leur absence, ne jouant aucun rôle dans l’action parlementaire, au point de nuire à cette expérience, est-il indiqué.Actuellement, un autre jeune député, élu dans le cadre de la liste nationale, se penche sur l’élaboration d’un rapport détaillé concernant cette première expérience. Il s’agit de Mehdi Bensaid, élu PAM, considéré comme l’un des plus dynamiques durant cette législature. Il a été choisi pour présider l’une des plus importantes commissions permanentes, celle des Affaires étrangères et de la défense, présidée lors de la législature précédente par Mbarka Bouaida, actuellement ministre déléguée aux Affaires étrangères. Il a fait savoir que ce document est en cours de finalisation et sera bientôt rendu public. Ce rapport contient des données chiffrées, notamment sur la présence des jeunes députés, leur participation à l’effort législatif, au contrôle du gouvernement…

    Sans succès...

    En dépit de la pression faite par les femmes et les jeunes élus dans le cadre de la liste nationale, le ministère de l’Intérieur a refusé la possibilité de briguer un 2e mandat selon la même approche. Un sujet qui avait suscité la polémique durant plusieurs mois. Ces députés sortants ont fait le tour des états majors des partis pour plaider leur cause, sans succès. Les patrons des partis ont appelé au respect des dispositions de la loi organique sur la Chambre des représentants, qui limite la possibilité d’élection dans le cadre de la liste nationale à un seul mandat.

     

     

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