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Economie

Méga-programme pour les collèges et lycées

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4825 Le 01/08/2016 | Partager
Plus de 112 millions de dollars du MCC pour les mettre à niveau
6 établissements pilotes démarrent leur plan de développement en septembre à Tanger
Une centaine prévue au total dans trois régions
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Ce sont plus de 3.000 collèges et lycées qui sont concernés par la réforme de l’éducation. Dès la validation du modèle des plans d’établissements intégrés, il pourra être généralisé

Renforcement du leadership et du management des établissements, innovation pédagogique et réhabilitation des infrastructures. Ce sont là les trois composantes du programme dont bénéficieront une centaine de collèges et de lycées, dans trois régions: Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Financé par le MCC (Millenium Challenge corporation) à hauteur de 112,5 millions de dollars, le programme rentre dans le cadre d’un plan global «Education et formation pour l’employabilité», dont le budget est de 220 millions de dollars. Son objectif est de mettre en place un modèle de développement intégré des établissements d’enseignement secondaire.
Le coup d’envoi de la première assistance technique à ce projet (remportée par un bureau d’études canadien) a été donné par le ministère de l’Education nationale et les Services du chef du gouvernement jeudi dernier. Un comité de pilotage et de suivi a également été mis en place.
Bonne nouvelle donc pour les collèges et lycées qui auront droit à de l’argent frais, grâce à ce programme qui a nécessité 23 mois de préparation. Un budget moyen par établissement (assez conséquent, selon des sources du ministère) a d’ores et déjà été fixé. Dès septembre prochain, 6 collèges et lycées, commenceront à travailler sur leur plan intégré à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, pour une phase expérimentale de 11 mois, qui se terminera en juin 2017. Avant la fin de cette période de test, 34 autres établissements de la région participeront au programme, qui démarrera ensuite dans les deux régions restantes. «La nouveauté c’est que cette fois-ci nous n’allons pas parachuter de projets pédagogiques dans les établissements. Ces derniers devront réaliser leur propre diagnostic, en partenariat avec toutes leurs parties prenantes, pour ensuite se fixer des objectifs à atteindre, grâce aux financements qui leur seront offerts», explique un haut cadre de l’Education nationale. Le ministère a donc opté pour une approche de «co-construction», où les établissements seront les principaux acteurs.
Développement des soft skills, relèvement des seuils de passage d’une classe à l’autre, intégration d’activités artistiques, renforcement des apprentissages,… chacun se fixera ses propres chantiers, en fonction des besoins et des lacunes relevés, avec la participation des parents et des élèves. «Les collèges et lycées bénéficieront du support technique d’agences spécialisées recrutées par le MCC. L’essentiel du projet pourrait être réalisé dans les 3 ans. Mais les établissements devront pérenniser leurs actions», précise le haut cadre du ministère.
Outre le volet pédagogique, il s’agira également de renforcer les systèmes d’information et d’évaluation des acquis des élèves. Le plan de développement intégré comprend aussi la réhabilitation des bâtiments délabrés et la conception d’une nouvelle approche d’entretien et de maintenance des établissements scolaires.
C’est là un nouveau modèle qui suppose une implication totale des équipes pédagogiques, et plus particulièrement les directeurs des collèges et des lycées. Cependant, disposent-ils des compétences nécessaires pour se transformer en vrais managers de l’éducation?

Séduire les régions

L’expérimentation des plans d’établissement intégrés (PEI) permettra à l’Education nationale de valider un modèle de développement des collèges et lycées pouvant être généralisé à toutes les académies. Mais cela lui permettra aussi de briguer des partenariats avec les régions. «Aujourd’hui les régions sont prêtes à financer des projets de développement. Elles le font déjà avec l’Enseignement supérieur. Avec les PEI, nous pourrons modéliser les coûts et les investissements et présenter des dossiers ficelés aux régions, afin qu’elles participent à la vie des établissements», confie un haut responsable de l’Education nationale.
Pour le moment, les écoles, collèges et lycées sont presque ignorés par les plans de développement communaux des collectivités territoriales. «Les régions, par exemple, dans le cadre de la régionalisation avancée, ont pour mission de superviser et de planifier la formation professionnelle. Pour l’éducation, aucune mesure n’est prévue», regrette la source ministérielle.

 

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