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    International

    Erdogan bâillonne les médias libres

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4824 Le 29/07/2016 | Partager
    Arrestations de journalistes et fermetures en masse d’organes de presse
    Le putsch manqué sert de prétexte pour écraser toute voix discordante
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    Comme l’avait annoncé le premier ministre turc, Binali Yildirim, «les purges ne sont pas terminées». Après s’en être pris à l’armée, la justice et l’éducation, elles se poursuivent dans les médias. Plusieurs journaux, agences de presse, chaînes télévisées et stations radio ont été ordonnés de fermer 
    (Ph. L’Economiste)

    Après avoir touché l’armée, les services de sécurité et l’éducation nationale, la purge s’étend aux médias. Le gouvernement a ordonné la fermeture de plusieurs journaux, radios et chaînes de télévisions et a délivré des dizaines de mandats d’arrêt à l’encontre de journalistes. Bref, tous ceux dont la ligne éditoriale leur semble hostile.

    Au total, 45 journaux, 16 chaînes de télévision, 3 agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d’édition sont concernés. Sans en citer les noms, la chaine de télévision «CNN-Türk» rapporte que la purge touche principalement les médias de province et certains médias à audience et/ou diffusion nationale. Etant auparavant rattaché à Fethullah Güllen, le quotidien Zaman et sa version anglaise Today’s Zaman, ainsi que l’agence de presse Cihan sont sommés de baisser le rideau. Dans le même lot, se trouvent la chaîne de télévision pro-kurde IMC TV et le quotidien de gauche Taraf.  Ces révocations du gouvernement visent à «nettoyer» le territoire des partisans supposés de Gülen. Il s’agit surtout de faire taire toute voix discordante dans  le paysage médiatique. Le gouvernement turc avait multiplié les manœuvres d’intimidations en envoyant en prison plusieurs journalistes indépendants. Ce n’est pas la première fois qu’Erdogan s’en prend aux médias et aux journalistes. La police turque avait investi, en mars dernier, les locaux du journal Zaman, un quotidien qui  s’exprime souvent en prenant position contre le président. En octobre 2015 également, le holding Koza-Ipek propriétaire de journaux et chaînes télévisées avait été mis sous tutelle. Aujourd’hui il n’existe plus. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’indigne de la situation, elle presse l’Union européenne d’agir pour pousser Erdogan à respecter la liberté d’expression des médias.

     

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