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Economie

Partenariats public-privé
Le Maroc dans le wagon de tête en Afrique

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4820 Le 25/07/2016 | Partager
Après le Nigéria, le Royaume est le plus dynamique sur le continent
Ports, production d’électricité, eau et assainissement
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Plus que la moitié des investissements réalisés ces dix dernières années dans le cadre des PPP en Afrique,  ont été réalisés dans les télécommunications

Face à l’accroissement de l’endettement, le nombre de partenariats public-privé est en hausse dans de nombreux pays africains. Le Maroc est avant-gardiste sur le continent. Selon le rapport 2016 de la Cnuced sur le développement économique en Afrique, durant ces 10 dernières années, il a mobilisé 27,5 milliards de dollars dans des investissements portés par des partenariats public-privé. Les ports, la production d’électricité, les énergies renouvelables, l’eau et l’assainissement sont les principaux projets qui ont attiré ces financements.  

Le Maroc occupe la deuxième position derrière le Nigéria (37 milliards de dollars). En troisième position, l’Afrique du Sud enregistre 25 milliards de dollars. Les PPP axés sur le développement des infrastructures sont en hausse en Afrique. Ils représentent 10% des investissements mondiaux, soit 235 milliards de dollars depuis 1990. 
Le paradoxe est constaté au niveau de la répartition sectorielle des partenariats public-privé en Afrique. Dans la majorité des pays du continent,  le secteur de l’eau et de l’assainissement où il y a pourtant un énorme déficit, attire peu d’investissements en PPP, 1% seulement. En revanche, le secteur des télécommunications et de l’électricité arrive en tête avec 68% des investissements d’infrastructure,  suivi par le secteur de l’énergie (21%) et par le secteur des transports (10%). 
Les partenariats public-privé permettent d’avoir accès à des sources de financement supplémentaires en s’appuyant sur des ressources du secteur privé pour multiplier la contribution des ressources existantes et d’améliorer la qualité des services publics. Grâce à eux, l’Etat peut tirer parti des compétences spécialisées, des technologies et  d’innovation du secteur privé, ce qui conduit à une grande efficacité et à l’amélioration du service. Le cas de l’eau et de l’électricité à Casablanca par exemple, est éloquent. Il n’y a rien de comparable entre les prestations de l’ex Régie (RAD) et la Lydec.

27,5 
milliards de 
dollars ont été mobilisés depuis 25 ans

Ces partenariats permettent de répartir les risques associés à un projet entre les acteurs publics et privés. Une répartition adéquate des risques ce qui  allège le coût total de l’Etat et des partenaires. En règle générale, le secteur privé assume les risques liés à la construction et à l’environnement, tandis que le secteur public accepte les risques liés à la réglementation et le risque de change, les risques financiers et commerciaux.  Ce qui distingue le plus les PPP des autres modalités de financement du développement est peut-être leur souplesse. Ces instruments peuvent en effet être adaptés aux besoins spécifiques inhérents à une relation contractuelle entre acteurs publics et privés. En revanche, malgré une panoplie de points positifs, plusieurs problèmes et facteurs de risques peuvent être associés aux PPP.  Cette modalité est souvent traitée comme une opération hors budget comptabilisée en tant que passif, ce qui signifie que les obligations de l’Etat n’ont pas à être exécutées immédiatement. L’Etat peut être ramené à supporter la dette d’une société privée avec laquelle il a établi un PPP. 
Si cette dette est considérable et atteint un niveau que la société privée ne peut plus supporter, et si le problème n’est pas résolu, elle pourrait entraîner une surchauffe du secteur bancaire national et engendrer des risques.  
Cette situation pourrait conduire à une éviction du secteur privé ou à un déficit de trésorerie.  
De manière générale, les PPP présentent plus de risques que les projets de développement exclusivement financés par des sources privées. En Afrique, 60 PPP axés sur le développement des infrastructures ont été annulés ou sont en difficulté.

 

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