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Economie

Préparation des épreuves, le juteux business des écoles

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4820 Le 25/07/2016 | Partager

CES dernières années, un gros marché est né pour les écoles privées. Celui de la préparation des tests d’admission aux écoles supérieures et facultés à accès régulé (commerce, médecine, pharmacie, sciences,…). Dès l’annonce des résultats de la première session du baccalauréat, les écoles commencent à distribuer des flyers expliquant le détail de leur offre. Cours de français, de culture générale, de mathématiques, mémorisation de textes, exemples de tests,… des packages, dont les prix varient entre 1.500 et 5.000 DH sont proposés. Le programme s’étale en général sur 10 jours, à raison de six heures par jour (de 13h à 19h en semaine). «Nous sommes obligés d’inscrire nos enfants dans ces cours, car les concours n’ont rien à voir avec ce que les élèves reçoivent comme enseignement à l’école», témoigne la maman d’un bachelier.
Ces écoles privées présentent, certes, un service utile pour les candidats, mais disposent-elles du feu vert de leur tutelle pour le faire? Le ministère de l’Education nationale ne semble pas mesurer l’ampleur du phénomène. «Nous n’avons jamais été sollicités pour ce genre de sujet par les parents d’élèves. En même temps, nous n’avons jamais autorisé une école privée à donner des cours de soutien», avance un cadre du ministère. «Ces écoles privées ont été autorisées uniquement pour dispenser un programme d’enseignement général pour le primaire et le secondaire. Néanmoins, la loi 06-00 régissant l’enseignement scolaire privé n’évoque pas du tout ce genre de cours préparatifs au concours. Il y a donc un vide juridique», poursuit la même source. Le ministère estime également que les bacheliers ne relèvent plus de sa tutelle… 

 

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