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L'Edito

Vraies questions

Par Nadia SALAH| Edition N°:5470 Le 11/03/2019 | Partager
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Le Maroc vient de recevoir publiquement un très vilain coup: la holding d’associations Oxfam demande à l’Union européenne de classer le Maroc comme paradis fiscal.

Bruxelles l’avait déjà envisagé, alors qu’elle refusait de donner ce titre de «paradis» au Luxembourg, aux Iles Anglo-Normandes, à l’Irlande, à la Hollande… zones qui, pourtant, affichent haut leur caractère de paradis pour attirer des installations de «sièges fiscaux». La Tunisie, qui n’a plus l’administration des Bourguiba et Ben Ali, avait été déclassée.

Le Maroc, malgré une procédure fort perverse, ne l’a pas entendu de cette oreille. En quelques heures, les hauts fonctionnaires marocains sont montés au créneau. Ils ont bataillé efficacement pour éviter cette forme nouvelle d’infamie.

Jusqu’à maintenant, Oxfam, regroupant une vingtaine d’associations,  a une réputation moyenne… qui devient mauvaise quand elle dresse des statistiques contestées sur la répartition des richesses mondiales.

On comprend qu’elle n’y renonce  pas, malgré de sévères critiques, car ces «données» lui offrent un retentissement mondial, y compris au Maroc où elles font les grands titres des journaux.  Oxfam ouvre donc un nouveau thème médiatique: les paradis fiscaux.

Pour l’instant, on ne sait pas comment les observations sont faites. S’agit-il des quelques petites zones franches du Maroc ou du fait que beaucoup d’activités échappent au fisc, par (fausse?) ignorance ou par fraude?

Si c’est la première explication, alors il faudra que le Maroc y soit en compagnie de l’Irlande et des Iles Anglo-Normandes.

Si la deuxième explication est la bonne, alors il faudra qu’Oxfam donne un coup de main pour que tout le monde paye ses impôts. C’est un travail compliqué, où l’Etat n’est pas soutenu, surtout pas par les hommes politiques. Et puis, comment faire quand l’informel ne peut pas entrer dans le rang,  car son problème c’est le manque de productivité?

Ce sont les deux vraies questions

 

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