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L'Edito

Politique

Par Nadia SALAH| Edition N°:5002 Le 13/04/2017 | Partager
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Il y a plus d’un an, Bank Al- Maghrib, la Confédération générale des entreprises du Maroc et le Groupement professionnel des banques étaient si inquiets qu’ils avaient rédigé un mémorandum économique. Il fut remis  au chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane.  Fut-il lu? Pas sûr.

Redoutant d’être accusés d’intervention politique à six mois des élections, les trois partenaires, BAM, CGEM et GPBM ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour que leurs propositions soient discrètes, pour qu’elles restent entre les mains du seul gouvernement. Lequel n’en a rien fait du tout.

Quant à la crainte d’être accusés de faire de la politique, BAM-CGEM-GPBM avaient bien mal placé leur pudeur. En effet, ils ont été traînés dans la boue, à longueur de blogs et de meetings  par le PJD qui les a accusés de… faire de la politique.  

De cette mésaventure, il  y a une leçon à tirer: quand on donne des conseils  à un parti qui se voit comme hégémonique, le mieux que l’on puisse attendre, c’est que sa riposte ne soit pas mortelle! Car ce qui lui importe est de se mettre en scène, lui et lui seul,  à l’exclusion de tout autre acteur. La politique économique de croissance pour améliorer la vie des familles vient loin derrière le projet d’un pouvoir sans partage.

Et pour ne pas porter la responsabilité de la panne du pays, on invente des boucs émissaires. Rien de nouveau sous le soleil: d’autres ont essayé, certains ont fait le malheur de leur pays. Mais la différence du Maroc est que cette tentative, pour l’instant inaboutie, n’a entraîné ni répressions massives (comme en Turquie), ni guerre civile (comme en Algérie en 1989), ni coup d’Etat et répression (comme en Egypte).
Maintenant reste à rouvrir le mémorandum CGEM-GPBM-BAM, à l’adapter à la conjoncture d’aujourd’hui. Et enfin à remettre le Maroc en marche.

 

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