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L'Edito

Pleureuses

Par L'Economiste| Edition N°:3137 Le 27/10/2009 | Partager

Cela fait quelques mois que certains secteurs se préparent des stocks d’arguments pour justifier les défaites du démantèlement notamment. Ces entreprises s’enferment dans l’attitude de perdants. Une victimisation qui permet souvent d’éviter de prendre ses propres responsabilités. Le projet de budget en particulier est souvent le prétexte pour négocier qui des «mesures d’accompagnement», qui un «plan de soutien»… Sous entendu: notre secteur ne se porte pas bien. Le syndrome des pleureuses gagne donc des pans entiers de l’économie. Et il n’est pas sûr que ceux qui crient le plus soient ceux qui sont le plus dans le besoin. Les coupables: «eux», «ils», les autres; les Chinois, les Espagnols, les Tunisiens..Personne pour oser dire que ce carrelage marocain, par exemple, qui honni régulièrement son concurrent espagnol ne trouve pas preneur parce qu’il est peut-être de mauvaise qualité (même s’il est anti-patriote de le resouligner), que le textile n’assume qu’une mise à niveau partielle…Et en considérant même que les solliciteurs obtiennent des concessions, il n’est pas sûr que cela induit les transformations espérées, les gains de compétitivité ou de part de marché attendus. Rien que pour cette année l’on a bien vu que les exonérations fiscales manquaient de logique d’ensemble à la fois en matière d’efficacité économique et d’équité.Après le temps de l’indignation, vient pourtant le moment de s’informer sur les raisons du succès des autres. Ces raisons, l’on semble les ignorer ou l’on feint de les ignorer. Ce qui nous manque avant tout c’est l’incapacité à traiter les dysfonctionnements sans nécessairement arrondir les angles. Lorsqu’elle a reconnu la crise dans son industrie automobile, l’Amérique l’a fait sans fioritures et a tranché dans le vif. Faillites de General Motors et de Chrysler, vagues de licenciements, remises en cause des salaires et gains sociaux… car cette économie, dynamique pour le meilleur et pour le pire, on ne peut lui dédier un beau rôle exclusivement. Mohamed BENABID

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