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L'Edito

Mobilisation

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4901 Le 21/11/2016 | Partager
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Une tâche difficile que de mettre tout le monde d’accord autour du climat. Comme pour les autres conférences mondiales, Marrakech confirme la règle. Ce rendez-vous a eu ses moments forts et ses déceptions aussi.
Les moments forts sont ceux de l’organisation, de la multiplication d’initiatives non étatiques et de la plus grande mobilisation des pays du Sud. Le Maroc a déjà pris la voie des investissements en infrastructure favorables au climat. En multipliant les opérations green bonds, les banques marocaines tout particulièrement semblent avoir intégré la composante climat dans leurs stratégies de développement. Au-delà des architectures institutionnelles, le défi est aussi de disséminer les bonnes pratiques pour en faire, auprès des différentes parties prenantes, un échafaudage pivot pour les stratégies de développement.
Les déceptions sont celles de l’incapacité à aller plus vite. Marrakech ne pouvait à ce titre faire mieux que Paris. Pour se rassurer, il faut tenir compte du rythme d’avancée, en crabe, caractéristique des négociations autour du climat. Ces discussions ont connu des fortunes diverses entre les promesses de Kyoto et les ratés de Copenhague. La difficulté récurrente étant celle de l’incapacité à trouver des accords juridiquement contraignants. Et à ce titre, les timides assurances américaines n’ont pas permis de lever les incertitudes, même si ce sont les Etats-Unis, en dépit du climat de scepticisme qui a enflé avec l’arrivée de Trump, qui ont fourni un document de référence pour réduire leurs émissions de 80% en 2050. Et puis il y a le financement. Pour se rassurer (ou au contraire pour douter), il suffit de rappeler qu’en 26 ans de négociations, les pays développés les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES) ont toujours été timides. Rien qu’à Copenhague, ils s’étaient engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an jusqu’à 2020 pour accompagner les pays en développement. Nous sommes loin du compte mais il ne faut pas céder sur la mobilisation.

 

 

 

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