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L'Edito

Mitoyenneté

Par L'Economiste| Edition N°:1534 Le 06/06/2003 | Partager

L'accolade est belle… et surtout, elle est la bienvenue. Et c'est pour cela que les deux Premiers ministres se la sont mutuellement donnée: pour que nous la voyions bien.Le sens est parfaitement compris et d'ailleurs, il avait été anticipé: les affaires entre les Marocains et les Espagnols ne se sont jamais arrêtées, même quand il y avait trop de Persil dans le potage.De l'humour, il va en falloir aux diplomates, car les affaires communes ne sont pas de la plaisanterie: sécurité du Détroit, terrorisme, drogue, migrations clandestines…La mitoyenneté maroco-espagnole aurait dû être le lieu de la capillarité par laquelle irradie le développement. C'est ce qui est arrivé à la frontière mexico-américaine, autour du Japon, à l'Europe de l'Est, à la Turquie… Le nord du Maroc et le sud de l'Espagne sont le contre-exemple mondial de la capillarité. Au lieu du développement économique et social, on a le développement des trafics, toutes sortes de trafics. Là où la proximité, les doubles nationalités et les installations des uns chez les autres auraient dû faire fleurir commerce, tourisme, industrie et compétences, on a de la misère, de la fraude et du cannabis. Un escroc, un trafiquant a-t-il des ennuis avec sa police? Il saute allègrement la frontière: officiellement, l'autre police ne le connaît pas. En vertu de cette consciencieuse indépendance, il suffit d'avoir des yeux pour voir que les côtes andalouses et marocaines attirent de drôles d'engeances, accourues d'Europe et d'Afrique pour renforcer les trafiquants locaux.A l'heure de la mondialisation, personne ne peut se dire indifférent aux ennuis de son voisin, car les ennuis sautent aussi les frontières: ce n'est pas parce que la drogue sort du Maroc que le Maroc n'est plus concerné et ce n'est pas parce que la contrebande sort d'Espagne que l'Espagne n'est plus concernée. Et ce n'est pas parce que les diplomates éviteront d'en parler que les trafics vont s'arrêter. Le grand enjeu maroco-espagnol a deux visages: nettoyer pour développer.Nadia SALAH

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