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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:16 Le 13/02/1992 | Partager

LES avis divergent.
Pour les uns, les ressources cachées de l'épargne des ménages et des entreprises seront suffisantes pour financer les cessions des parts publiques dans les entreprises privatisables.
Pour les autres, l'épargne sera insuffisante et ils apportent à l'appui de leur thèse les faibles progressions de cette épargne empruntant les circuits modernes, les tensions sur les taux d'intérêt, ...
C'est un domaine fort mal exploré que l'épargne et ce, bien que les banquiers jouissent d'une bonne réputation de profession-nalisme et bien que, tout naturellement, un pays en voie de développement doive se sentir particulièrement concerné par l'épargne.
Ce qui est sûr, par contre, c'est que, bien que les montants en jeu ne soient pas aussi importants qu'on l'imagine et que de surcroît l'appel sera étalé jusqu'à la fin 1995, les circuits financiers vont être modifiés.

Ces déplacements de circuits vont intervenir à un moment de forte tension sur les taux d'intérêt. Par contre les doutes subsistent quant aux capacités réelles du Trésor à limiter son déficit et son endettement, surtout si les pressions sociales persistent.
Le risque logique de cette conjonction est le renforcement des tendances à la hausse sur les taux d'intérêt.
Une idée est lancée, entretenue par la communauté bancaire de placer l'argent de la privatisation en dehors des ratios usuels servant à suivre la masse monétaire. Ce faisant, les distorsions immédiates en seront réduites.
Par contre, celle-ci contient tous les ingrédients pour une fuite en avant monétaire et ses corollaires d'inflation, de perte de valeur internationale, ... et de distorsions à long terme.
Le caractère sain des privatisations qui devraient commencer dans un mois, se reconnaîtra aussi à ce que leur financement reste sain, soumis aux règles ordinaires de la gestion de la masse monétaire.

L'Economiste

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