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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    La victoire du FIS nous interpelle à de multiples titres. D'abord, l'ampleur du phénomène, soulignée par tous: le FIS est assuré de la majorité absolue pour le deuxième tou, et ce, face à des partis multiples, de peu de poids. Seul le FIS, indépendamment du nombre de sièges obtenu peuLe FIS
    et l'UMAt se prévaloir de représenter une composante forte de la Nation algérienne. L'avenir politique de l'Algérie est donc incertain. Ses voisins peuvent s'attendre d'ores et déjà à l'arrivée de familles algériennes qui redoutent de se voir imposer un style de vie peu conforme à leurs aspirations personnelles.
    L'incertitude interne rejaillira sur les relations externes.
    On est en droit de se poser deux questions: l'UMA et la sécurité interne des nations voisines.
    La Tunisie et le Maroc n'ont pas suivi la voie algérienne de la légalisation des mouvements intégristes, de sorte que l'évolution en est maintenue sous contrôle. Le poids du voisinage peut amener à des remises en question, surtout si le FIS au pouvoir décide de soutenir les intégristes des autres pays du Maghreb.
    L'UMA, quant à elle est encore dans les limbes. L'arrivée du FIS au pouvoir peut tout remettre en cause. Il ne s'agit pas en effet, d'un changement de majorité, mais d'un changement de nature chez l'un des partenaires, l'Algérie. En tout état de cause, il est difficile d'imaginer une collaboration étroite entre d'une part une Algérie islamiste et intégriste, fondamentalement anti-occidentale et d'autre part, la Tunisie et le Maroc, notamment, qui pensent construire le Maghreb et en faire un interlocuteur fiable et crédible de l'Occident.

    L'ECONOMISTE

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