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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:684 Le 18/01/2000 | Partager

A 41 ans, Steve Case arrive. A 44 ans, Bill Gates fait semblant de partir. Ces deux milliardaires américains viennent de lancer, en ce début de siècle, les grandes manoeuvres de la nouvelle économie. Ils méritent qu'on les scrutent, car ils sont plus importants pour notre vie que l'ensemble du gouvernement, du Parlement et de nos instances patronales réunis. Pourquoi? Parce que nous travaillerons avec les outils qu'ils inventent, ou nous ne travaillerons pas. La question est de savoir si nous avons des leaders économiques et politiques de cette trempe et de cet âge. Il ne s'agit pas d'affronter ces ténors américains, européens ou asiatiques. Il s'agit d'absorber et d'adapter leurs technologies et leurs méthodes commerciales à nos administrations et nos entreprises.
Dans la mappemonde de la cyberéconomie, le Maroc apparaît comme une gérontocratie. Observez une séance parlementaire. Il y a les abonnés absents, les amateurs de petite sieste, ceux qui ont des trous de mémoire, les durs de la feuille... Sur le fond, ils ne vont jamais poser de questions orales sur les implications de la fusion d'AOL et de Time Warner sur le Maroc, ou la position de Microsoft. Ils croient que les ordinateurs sont des jeux pour les jeunes... de quarante ans. Ils sont le reflet des chefs de partis, nommés à vie.

Côté entreprises, ce n'est pas mieux. Dans les PME et même dans les "grands groupes" restés familiaux, les patriarches gouvernent avec des moyens d'un autre âge. Combien peuvent négocier par Email, 10 heures d'affilé, dans la seule langue de la mondialisation qu'est l'anglais, pour céder leur fauteuil de président à plus fort qu'eux. Le fringant Ted Turner l'a fait, à 61 ans, pour son entreprise plus, grosse que toute l'économie marocaine réunie, au profit de Steve Case. Bill Gates l'homme le plus riche du monde aussi. Il retourne à la production de logiciels, laisse les honneurs pour le travail. Tous ces quadragénaires tournés vers le futur ont des visions. Nos honorables leaders n'ont pour nous que leurs souvenirs.

Khalid BELYAZID


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