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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:677 Le 07/01/2000 | Partager

Si nous refusons de regarder nos problèmes, les autres le feront. L'émigration clandestine est un de ses problèmes pénible à regarder. Ceci, car il nous renvoie à la pauvreté, au chômage, au désespoir de la jeunesse, au modèle de vie européen qui fascine et au rêve d'y aller qui habite même les privilégiés.
Comment il est traité? Par une réunion fermée à la Wilaya de Casablanca le 20 Décembre. Par un colloque public à Paris. Chez les autorités ici, dans une salle de réunions privée là-bas. Pourtant, l'émigration clandestine est notre affaire. L'Europe en subit les conséquences. La manière de parler d'un problème détermine sa solution. Ne pas en parler, c'est sa non-solution.
Au début, des jeunes, poussés par le besoin et le courage, se glissaient dans les camions pour partir. Puis ce furent les délinquants qui ouvraient les camions TIR, en plein jour et aux carrefours de Casablanca, pour en piller le contenu, ou s'y glisser le cas échéant.
On ferme les yeux, car l'émigration clandestine serait une soupape de sécurité. Négligence ou tolérance "sociale" envers cette "petite délinquance", cela va avoir d'autres conséquences sociales. Si l'on tolère que ceux qui n'ont pas d'emploi volent, ceux qui ont un emploi vont le perdre. En effet, des ouvriers de la confection ou de l'agriculture n'auront plus de travail, parce que les donneurs d'ordre européens affirment que la sécurité des routes n'est pas assurée.
Le 12 janvier, la puissante "Fédération des Entreprises de Transport et Logistique de France" va réunir à Paris camionneurs, armateurs et chargeurs. Ils vont se pencher sur "les axes concernés par les clandestins dans les transports: le Maghreb et les Balkans". Une malheureuse association, pour le Maroc, qui, pour attirer les investisseurs, a comme rare argument sa stabilité. Ces opérateurs européens attendent de leurs administrations des mesures. Il serait bon que nos responsables aillent là-bas les rassurer. S'ils ne sont pas invités, ils peuvent s'imposer, comme les clandestins.

Khalid BELYAZID

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