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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:671 Le 30/12/1999 | Partager

    C'est une catastrophe qui se prépare dans les comptes du commerce extérieur. Il ne se passe pas un mois sans que les ratios n'arrivent plus dégradés à chaque fois.
    Dans les années 80 et tout au long des années 90, les ratios du commerce extérieur étaient surveillés comme un lait sur le feu: à tout moment, ils risquaient de déborder et de ramener le Maroc dans les noires années où il n'avait plus les devises nécessaires pour se payer son pétrole ou son blé.
    Nous sommes, au seuil du XXIème siècle, dans le même cas de figure. La dégradation continue et très sérieuse des ratios du commerce extérieur met le Royaume sur un chemin dangereux. Un chemin qui conduit à la perte de sa souveraineté économique et aussi, dans une large mesure, la perte de la souveraineté politique: comment expliquer aux partenaires que le Maroc est le pays-clef dans la modernisation du Maghreb, si ces partenaires ne sont pas sûrs que la base de la crédibilité, des finances extérieures saines, n'est pas tout à fait stable.
    Le plus inquiétant dans cette affaire, c'est que, contrairement aux années 80, la dégradation des ratios du commerce extérieur n'intéresse pas le gouvernement. Pourtant, les ministres doivent se souvenir du krach de 1983: ils étaient tous députés, chefs de parti, présidents de commission à cette époque. Ils doivent se souvenir de ce que cet accident a coûté à toute la nation, ne serait-ce que parce ce qu'ils n'ont pas mâcher leurs critiques contre les gouvernements de l'époque.
    Les milliards du GSM, qui ne sont pas si nombreux, ne doivent en aucun cas faire illusion: il manque à la politique économique la vraie stratégie qui propulserait les entreprises sur leur environnement extérieur. Et cela devient urgent, vraiment urgent.

    Nadia SALAH

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