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  • L'Edito

    Jonction

    Par L'Economiste| Edition N°:3440 Le 06/01/2011 | Partager

    Ceux qui redoutaient l’anarchie au Sahel ont eu raison. Les militaires, et pas seulement ceux du Maroc, s’inquiétaient des capacités des Etats sahéliens à contrôler cet espace. Pour les Etats pauvres, il s’agit bien entendu de capacité technique et financière. Pour l’Algérie, qui n’a pas de souci financier, il s’agit évidemment de son absence de volonté politique.
    Déjà en 2006, dans le cycle des Conférences stratégiques organisées par L’Economiste, les conférenciers (des militaires de différents pays) avaient posé ce problème. Ils observaient que la jonction criminalité/séparatisme/terrorisme n’était qu’une question de temps. Seul le contrôle exercé par le Maroc sur son Sahara assurait un service unique en empêchant que les bandes armées atteignent l’océan. Si ces groupes criminels, qui ne revendiquaient pas encore une appartenance à Al Qaïda, avaient pu accéder à la mer en déstabilisant le Sahara, ils auraient gagné une puissance irréversible en accédant du même coup aux très lucratifs trafics de drogue, d’armes et de migrants.
    L’opinion publique marocaine n’est pas très sensible à ces questions, habituée à évoluer dans un environnement assez sécurisé pour que ses problèmes les plus graves soient les vols de sacs à main.
    Pourtant, la criminalité sahélienne n’est pas à prendre à la légère. Le Brésil a dû engager son armée pour réduire l’influence des bandes armées dans ses favelas; Mexico, avec toute la force d’une nation quatre fois plus peuplée et trois fois plus riche que le Maroc, n’arrive pas à stopper la progression meurtrière de ses organisations de trafiquants.
    Même si elle n’est pas familière des risques engendrés par les nouvelles formes de criminalité (heureusement!), il faudra pourtant que la société marocaine porte haut l’avertissement implicite contenu dans la jonction entre les bandes criminelles et des revendications séparatistes et/ou islamistes.

     

    Nadia SALAH

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