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L'Edito

Responsabilité

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5921 Le 07/01/2021 | Partager
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«Gouvernance», voilà un charmant élément de la novlangue corporate qui est resservi depuis 24 heures comme bouc émissaire aux inondations de Casablanca. En partant du principe que gouverner c’est prévoir, c’est acceptable a priori, le débat restant ouvert sur ce qui a été fait et sur ce qui aurait dû l’être dans le cadre des dispositifs de routine ou de prévention.

A y regarder de près cependant, le mot n’est d’aucun apport. Trop confus pour vouloir dire quelque chose, si ce n’est de charrier les relents des responsabilités plurielles, et donc de diluer les responsabilités, pour finalement ne renseigner sur rien.

Dans cet exercice des poupées  russes, il n’existe pas de limites: est-ce que la Lydec, qui s’est empressée d’invoquer la pluviométrie «exceptionnelle», a fait ce qu’elle avait à faire? Est-ce que l’élu a contrôlé la Lydec? Est-ce que l’électeur a contrôlé l’élu qui devait contrôler le délégataire? Et s’il n’y arrive pas, que vaut finalement ce système électoral qui ne permet pas à l’électeur de sanctionner des élus incompétents?...

Ce n’est pas fini: l’électeur lui-même est-il irréprochable quand l’incivisme pyromane est souvent incriminé sur pas mal de sujets urbains et pas seulement les égouts bouchés? Il faut se rendre à l’évidence, dans une organisation optimale, chacun est redevable de ses faits et gestes, et les contrats, les mandats, les cahiers des charges, le contrôle sont là pour s’en assurer. Cet objectif n’est pas atteint pour le cas casablancais, et probablement pour d’autres villes aussi.

Les configurations déployées dans le cadre d’une quête de compétences mixtes se préoccupent certes de logiques politiques décentralisées, justifiées mais n’arrivent pas à les accompagner d’efficacité et de résultats. 

En attendant, les scènes apocalyptiques des inondations nous ont rappelé plus le temps, que l’on pensait révolu, d’un Casablanca de l’ex-RAD que celui de la Lydec.

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