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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5923 Le 12/01/2021 | Partager
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Loin des idées bien pensantes originelles sur la neutralité du Net, les GAFAM ont bel et bien le dernier mot lorsqu’il  s’agit de prioriser le contenu que  l’internaute partage sur leurs réseaux.

La décision prise par Twitter de suspendre définitivement le compte de Donald Trump ou le retrait de l’application «Parler» par Google, Apple et Amazon,  viennent de donner un nouvel aperçu de leurs prérogatives coercitives.

L’on aurait aimé cautionner les vertus de cette censure numérique motivée officiellement par les accusations d’enfreinte des régles d’utilisation (censure qui ne protège personne, même pas le chef d’Etat de la plus grande puissance de la planète et ses 88 millions de followers).

Le risque est cependant de survoler une grande part des enjeux qui concernent, au-delà des menaces de ghettoïsation-privatisation d’internet,  les stratégies hégémoniques des plateformes tant du point de vue économique,  technologique que politique puisque dans leurs fonctions d’infomédiation, celles-ci décident ce qui est bon pour le débat d’idées et d’opinions.  Les retraits ou fermetures de comptes peuvent paraître justifiés pour prévenir les  contenus haineux ou suprémacistes, mais au-delà,  le seront-ils tout le temps et pour défendre quel  intérêt ?

Ces développements confirment  bien que les menaces au pluralisme de l’information sur les espaces numériques ne se nourrissent pas uniquement de la problématique des fake news, mais aussi de la concentration du pouvoir entre les mains d’une poignée de plateformes qui seront de plus en plus tentées d’imposer leurs propres règles du jeu.

  Quelles sont les limites à ce pouvoir ? La question taraude plus que jamais les Etats qui ont déjà fort à faire pour rattraper les GAFAM sur des échafaudages fiscaux internationaux nébuleux. Il serait en tout cas illusoire de croire à une autorégulation des acteurs et le moteur de l’aveuglement serait celui d’une naïveté démocratique.

 

 

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