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Par L'Economiste| Edition N°:2287 Le 31/05/2006 | Partager

Des millions de Marocains vont sans doute être privés de l’événement sportif le plus important de la planète, le Mondial de football. Au motif que les droits de retransmission seraient trop chers, les chaînes publiques de télévision doublement financées par le contribuable via l’impôt et la redevance exceptionnelle que paie chaque ménage (avec ou sans télé) sur la facture d’électricité ont jeté l’éponge. Pas de chance, TPS a pour l’instant remporté sa partie contre les pirates de Derb Ghallef.Bien sûr que personne ne mourra parce qu’il n’a pas regardé telle ou telle autre rencontre du Mondial. Et que des milliers de gens sont «allergiques» au ballon rond et s’apprêtent à vivre un «mois d’enfer». Mais, tout de même. Quel manque de respect pour ceux qui financent ce service public? Que la tutelle tente de justifier l’injustifiable, en arguant que l’on ne peut invoquer dans ce cas l’impératif de service public parce que l’équipe nationale ne participe pas au Mondial, est incroyable. Au minimum, cela relève du mépris envers le contribuable. Le choix de diffuser un événement exceptionnel de la dimension d’une Coupe du monde de football ne doit pas se réduire à une question d’arithmétique financière. Par sa capacité à fédérer les populations et l’audience (et les recettes publicitaires) qu’il draine, le Mondial mérite bien quelques efforts. Dommage que les deux chaînes publiques s’en soient tenues à la simple logique comptable. Un Mondial de football est le type de programme qu’il faut absolument avoir dans sa grille. Et pour une fois que le contribuable-téléspectateur se prononce sur ce qu’il veut regarder, il n’est pas écouté. Que l’on ne vienne pas après lui reprocher d’être constamment branché sur la parabole.Abashi SHAMAMBA

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