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L'Edito

Drames programmés

Par L'Economiste| Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager

L'effondrement d’un immeuble-usine au Bangladesh a scandalisé la terre entière: plus de mille morts, écrasés en plein travail. Le nombre de blessés, peut-être handicapés à vie, ne nous est même pas parvenu.
Le Maroc,  dont le pouvoir d’achat par tête est trois fois plus élevé, n’a probablement pas ce genre «d’installation». Est-il pour autant à jour dans la lutte contre les accidents du travail? Certainement pas. En fait, on ne sait même pas combien il  a d’accidents, ni comment ils se produisent. En fait, il y a des accidents du travail qui sont des accidents, de vrais accidents, dus à «pas de chance».  Et puis il y a les autres qu’on ne devrait pas nommer «accidents» car les conditions de travail sont telles qu’on devrait les appeler des «drames programmés». Ces  «drames programmés» sont aussi des scandales. Pourtant, les syndicats sont nombreux. Certains d’entre eux comptent des membres compétents et dévoués. Mais les accidents ne sont toujours pas sur leur agenda d’action. Depuis une décennie, toute entreprise, tout chantier, toute intervention professionnelle doit être couverte par une assurance ad hoc. Seules les entreprises modernes y ont souscrit.
Toutes les autres sont dans l’illégalité. Ce qui fait beaucoup, beaucoup de travailleurs directement menacé par l’incurie du ministère du Travail. Pourtant, ce qui est important dans l’obligation d’assurance, ce n’est pas l’indemnité, c’est le fait que les compagnies d’assurances se seraient spontanément mises  à lutter contre l’insécurité, tout simplement parce qu’elles ont un intérêt matériel immédiat à la sécurité du travail. Encore faut-il que les pouvoirs publics chargés de faire respecter la loi s’occupent de faire respecter cette loi. Avec le ministère du Travail nous sommes loin, bien loin du compte...

Nadia SALAH

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