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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5333 Le 10/08/2018 | Partager
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    Des ordures hautes de 42 mètres, c’est-à-dire comme tout un ensemble d’immeubles de 15 étages!

    Même en comparant le tas d’ordures casablancaises avec des immeubles, on a du mal à se rendre compte de ce que cela veut dire vraiment: de telles hauteurs de bâtiments sont  rares.

    Elles sont si rares qu’on s’en sert comme repères urbains. Et on ajoute les centaines de milliers de m3 de «jus» toxiques. Plus des troupeaux totalisant 20.000 têtes de bétail. Cela, c’est pour ce qui était comptabilisable et qui a été compté.

    Et puis, il y a aussi l’écosystème installé sur le site, auto-construit et capitalisé avec plus de force que les écosystèmes officiels de la politique industrielle. Un écosystème qui, à l’évidence, détient une puissance occulte suffisante pour faire tomber tout programme qui lui déplaît.

    C’est le plus grand des plus grands monuments du Royaume. C’est l’arrière-cour de la plus grande, de la plus dynamique des villes du Maroc. La seule, avec Tanger qui débute, à pouvoir se placer dans le réseau des «villes monde» dont on connaît tous l’importance stratégique pour le développement de leur pays d’appartenance.

    Voilà pour le contexte.

    En toute raison, peut-on se contenter de faire de cet énorme problème une simple et triviale question de respect d’un cahier des prescriptions techniques?

    Les élus  s’appuient sur l’argument de leur légitimité électorale, appelant à leur secours des procédures bien normées. Cela existe, ils ont raison. Mais tout cela n’est pas, n’est plus à la hauteur du problème. Le problème est si énorme qu’il est précisément devenu hors norme.

    On ne se sortira pas de cette calamité avec des outils forgés pour faire de la gestion quotidienne. On ne se sortira pas de cette catastrophe en lançant des imprécations contre les entreprises ou contre les élus ou encore contre le ministère de l’Intérieur.

    Mais, si on veut, on peut construire là la plus passionnante des imaginations créatives.

     

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