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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
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    On attendait des analyses branchées sur la vie des entreprises et l’économie. Il n’y en eut que peu. Il faudra encore attendre.

    La CGEM, son président, Salaheddine Mezouar, et son vice-président général, Faïçal Mekouar, sont montés au créneau, espérant ainsi stopper des critiques fort méchantes, plus ou moins fausses, plus ou moins vraies (voir nos informations ci-contre).

    Ce qu’il y avait de vrai, sous l’œil des entreprises, c’est l’absence. La Confédération était devenue éteinte et muette. Elle se rejouait «la charge de la cavalerie légère» (Crimée, 1854) où 700 cavaliers britanniques avaient percé les rangs de quelque 5.000 soldats du Tsar, jusqu’à ce que la poignée de Russes survivants mettent une raclée historique aux Anglais, parce qu’ils n’avaient pas valorisé leur victoire initiale. Les militaires d’aujourd’hui étudient toujours cette «folie» stratégique.

    Même les électeurs ayant choisi Mezouar de préférence à Marrakchi se demandaient s’ils avaient pris le bon cheval.

    Le terrain était abandonné, sans gardien, ni partage d’idées et de visions.  Or les jachères sont propices à toutes les mauvaises herbes. Les plaines vides accueillent toutes les contre-attaques, même les plus  injustes et donnent de la puissance aux armées minuscules.

    Les membres de la CGEM le savent mieux que les autres: les entreprises sont des entités morales qui ont tout le temps besoin de «câlinothérapie». Sinon elles rentrent dans leur coquille.

    Plus important: comme les citoyens, elles se sont habituées à la démocratisation et à la protection de leurs droits. Elles ne supportent plus d’être tenues à l’écart de ce qui les concerne. La reddition des comptes, ce n’est pas une liste de chiffres, c’est d’abord le respect des attentes des citoyens.

    La leçon de ces huit mois a coûté cher à tout le monde. Reste à la rendre rentable.  Ce qui ne sera pas facile puisqu’il s’agit de changer les comportements collectifs.

     

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