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L'Edito

Cabris

Par Nadia SALAH| Edition N°:4769 Le 10/05/2016 | Partager
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De Gaulle disait aux Français qu’il ne suffit pas de sauter comme des cabris en répétant «Europe, Europe» pour que l’Europe se fasse. Il faudrait faire nôtre cette remarque et l’appliquer à la régionalisation. La réalité est que nous allons vers une réforme majeure, la plus grande depuis le recouvrement de l’intégrité territoriale, avec quelques phrases toutes faites. Qui s’occupe encore des trois gros volumes produits par la Commission consultative sur la régionalisation avancée, dite en raccourci Commission Azziman? Ils sont disponibles pour qui le veut bien sur Internet. Qui s’est demandé pourquoi les régions avaient été découpées de la sorte et pas selon l’idée souvent répétée de zones égalitaires? Pourquoi faut-il deux fonds d’aides? Pourquoi les trois Dahirs 1-15- 83, 84 et 85, publiés récemment au BO, permettent-ils explicitement des rythmes différents? Pourquoi restentils dans le vague lorsqu’il s’agit de définir les compétences? On peut poser mille questions sur ces travaux et sur les textes. Toutes tiennent à un même contexte: le peu de maturité de certains politiciens d’une part et, d’autre part, les effets de la chute de l’enseignement, qui ne sait plus produire les compétences dont on a pourtant un besoin urgent. Or la Cour des comptes nous met sous le nez le drame de la régionalisation dans l’enseignement. Pour faire vite, résumons en deux chiffres: 9.700 fonctionnaires de plus sans qu’on sache exactement à quoi ils servent, plus une dette impayée de près de 9 milliards de DH aux fournisseurs, souvent des entreprises locales qui sont en train de mourir. En «sautant comme des cabris» autour des mots sans se pencher sur la réalité du terrain de la régionalisation, le risque est de recommencer les gaspillages des Académies, mais en bien plus grand.

 

 

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