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    L'Edito

    Bonne année

    Par L'Economiste| Edition N°:4183 Le 31/12/2013 | Partager

    EN dépit des courants qui voudraient refermer le Maroc, le Royaume a la chance d’être ouvert et multiple. Ce qui donne, entre autres, la chance de présenter des vœux, plusieurs fois par an!
    Que nous souhaiter mutuellement cette fois-ci?
    D’abord qu’il pleuve: les ressorts économiques étant abîmés, on en revient à guetter les nuages.
    Ensuite que l’Etat paye ses dettes, puisque les retards de paiements sont en train de détruire le tissu productif, construit à grand-peine au cours des vingt dernières années.
    Enfin, il faut souhaiter que la politique économique devienne ou redevienne plus adulte, plus mâture.  Certes, ces deux qualificatifs sont étranges lorsqu’il s’agit de politique économique. Pourtant c’est ce qui correspond le mieux à la situation. C’est aussi une façon de dire que le progrès n’est pas aussi compliqué et difficile qu’il y paraît.
    Par exemple, on comprend bien pourquoi le gouvernement a fait passer des surtaxes sur les grosses voitures. Ce n’est pas seulement de la démagogie, il y a aussi un message politique. Sauf que ce message politique ne pèse pas très lourd face aux subventions servies massivement à ces mêmes voitures sous forme de carburants. Même remarque quand on est obligé de réduire les ambitions – ô combien légitimes! – de la transition énergétique autocentrée, pour favoriser la consommation d’énergies fossiles importées. Même remarque pour l’économie de rente, qui est partie chasser les bacs à sable au lieu de se consacrer à rendre l’appareil productif plus performant. Et sans parler de cette façon de désespérer les fonctionnaires en les traitant tous constamment de corrompus alors que c’est eux qui doivent faire tourner l’Etat, dans des conditions de plus en plus difficiles.
    Il y a vraiment beaucoup à faire…
    Heureusement donc que la civilisation du Maroc abrite plusieurs Nouvels Ans pour enchaîner tous les vœux nécessaires.

    Nadia SALAH

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