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Politique

Youssoufi lâché par sa majorité

Par L'Economiste | Edition N°:1166 Le 17/12/2001 | Partager

. Des partis de la coalition veulent se refaire une virginité en se dédouanant du bilan gouvernemental. Le PPS qualifie ce gouvernement de “timide et frustré” et le RNI appelle le Premier ministre à assumer ses responsabilités. L'USFP dénonce “la schizophrénie” qui s'est emparée de plusieurs leaders politiques “Dieu, protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge». Jamais Abderrahman Youssoufi n'a autant médité sur ce dicton. Sa majorité le lâche en ce moment crucial du bilan gouvernemental, cédant aux sirènes des élections et soulignant à double trait ses dissensions politiques internes. Le Premier ministre, par ailleurs patron de l'USFP, reçoit une autre avalanche de critiques formulées à l'encontre de son équipe par ceux-là mêmes censés la défendre. Après l'Istiqlal et son tapage médiatique, c'est au tour des autres composantes de la coalition de faire entendre leur désaccord sur le mode de gestion actuel.La majorité s'autoflagelle. Chaque parti rivalise d'ingéniosité pour dégager sa responsabilité du bilan gouvernemental, jugé faible. Plusieurs formations donnent ainsi l'impression de vouloir tirer leur cuillère de la sauce qu'ils ont pourtant préparée ensemble. Evident. L'heure fatidique de l'établissement des comptes approche. Et chacun pour soi...Dans un récent meeting tenu à Rabat sur “le bilan du gouvernement d'alternance”, le PPS, par la voix de son secrétaire général Ismaïl Alaoui, a ressorti la vieille carte selon laquelle l'équipe aux affaires n'est pas homogène politiquement. “Le gouvernement n'a pas pu réaliser toutes les attentes de ceux que nous représentons. Son programme n'est pas le nôtre. C'est un programme hétérogène sur lequel se sont mises d'accord plusieurs forces politiques qui ont des visées tout à fait différentes”. Alaoui est on ne peut plus clair. Pas question de mêler son parti à la faible prestation de l'exécutif. Le patron du PPS souffle le chaud et le froid. Il s'est longuement étalé sur le lourd legs du passé et les entraves au travail du gouvernement. Cela n'empêche que ce dernier s'est avéré “incapable” de redresser la situation car il “n'a pas bien communiqué” avec le citoyen. “C'est un gouvernement timide et frustré”, conclut, en fracas, le patron du PPS.Le RNI ne fait pas dans la dentelle non plus. Dans un entretien accordé au journal Assahifa, Ahmed Osman considère que le gouvernement n'accomplit pas son travail et que le Premier ministre doit “assumer toutes ses responsabilités”. Le RNI indique qu'il “s'est sacrifié” pour placer le parti socialiste à la tête du gouvernement. Même s'il est la principale force au Parlement, il “n'a pas spéculé”. Osman rappelle ainsi à ses collègues de l'USFP qu'ils lui doivent beaucoup. Un tel comportement politique ne trompe pas. Le RNI veut prendre du galon et est prêt à tout. C'est ainsi qu'il titille l'abcès des ministères de souveraineté. “J'ai piloté le premier gouvernement d'alternance après les élections de 1977 et donné aux partis d'importants portefeuilles ministériels, sauf l'Intérieur. L'Istiqlal avait même hérité du ministère des Affaires étrangères”. L'image de l'équipe au pouvoir s'assombrit davantage. Osman dit clairement à ses collègues qu'il a fait mieux qu'eux, même si l'époque où il a gouverné était sensible.Pourquoi cette attaque soudaine? “Je suis le premier à avoir critiqué le gouvernement”, se défend le chef du RNI. Implicitement, il veut voler la vedette à l'Istiqlal, dont les sorties tapageuses ont été les plus médiatisées. Ironie du sort: la majorité offre l'image d'un podium où plusieurs de ses partis se livrent à une course pour savoir qui va taper fort. Seulement, une question se pose: Si toutes les formations de la majorité se mettent à ce jeu, qui va assumer la responsabilité du fameux bilan? En tout cas, l'USFP ne se laisse pas marcher sur le pied. Le journal arabophone du parti, toujours aux aguets, a riposté mardi 11 décembre. Comme d'habitude, l'article ne cite pas de noms, mais le message est clair. L'auteur analyse “la schizophrénie” qui s'est emparée de plusieurs leaders politiques, enfilant un habit qui n'est pas le leur. “C'est le summum du je-m'en-foutisme (…) L'USFP ne considère pas l'expérience gouvernementale comme un paradis mais plutôt comme un enfer, car des choix politiques pénibles s'imposent. Il est difficile d'établir un équilibre sur un terrain qui bouge constamment”, est-il indiqué. Il y a quelques jours, un parlementaire istiqlalien était allé plus loin en demandant la déchéance du gouvernement par une motion de censure. Nadia LAMLILI

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