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    Economie

    Youssoufi devant le Parlement: La contre-offensive

    Par L'Economiste | Edition N°:671 Le 30/12/1999 | Partager

    · La sortie du Premier ministre est considérée comme une contre-offensive face aux tirs croisés dont il a été la cible ces dernières semaines
    · La controverse autour du thé offert à M. Driss Basri ne serait pas évoquée


    M. Abderrahman Youssoufi met les dernières touches à son intervention devant le Parlement. Les préparatifs vont bon train pour que le Premier ministre prononce sa déclaration devant les députés dans quelques jours. C'est une véritable contre-offensive du Premier ministre. Malgré les critiques de son gouvernement accusé de tous les maux, M. Youssoufi a pris son temps pour répliquer avec un premier bilan chiffré. Après 20 mois d'exercice, il est temps de donner une idée sur ce qui a été réalisé et ce qui reste à accomplir. Sur le plan économique, son discours sera axé sur les réalisations au niveau du cadre juridique mais aussi de l'emploi et les investissements. Sur ce dernier registre, la Commission interministérielle des investissements a bloqué 46 projets d'investissements pour un montant de 6,5 milliards de DH. De même, les investissements étrangers ont atteint un niveau record sur les onze mois de cette année avec 16,6 milliards de DH. Hors recettes GSM, le volume est de 7,7 milliards, soit près du double qu'en 1998. Cela peut être interprété comme un signe de confiance. M. Youssoufi ne manquera pas d'évoquer les arriérés de l'Etat envers les entreprises qui sont passés de plus de 13 milliards de DH à 2 milliards. Ce volume d'argent a été ainsi injecté dans l'économie.
    Pour ce qui reste à faire, le rythme sera accéléré. Le Premier ministre parlera des grandes infrastructures et d'autres chantiers juridiques. Ce sera l'occasion de lancer des chantiers. La campagne de lutte contre la corruption, qui devra démarrer début janvier, en fait partie. Au menu de son intervention, la réforme de l'enseignement qui nécessitera une session extraordinaire du Parlement, convoquée pour début février.
    Cette sortie est également un message adressé à l'extérieur. L'ambiance alimentée par les rumeurs en tous genres et les bagarres verbales avec le Parti de l'Istiqlal, l'allié stratégique, ne sont pas des facteurs d'attractivité pour les investisseurs étrangers. Au niveau intérieur, cette sortie servira à calmer les esprits et surtout à couper court à ceux qui disaient qu'il allait rendre son tablier.
    Beaucoup l'attendent sur un sujet ayant alimenté l'actualité au début du mois: le verre de thé offert à M. Driss Basri. Sur cette question, sa position n'a pas changé d'un iota. La cérémonie organisée en l'honneur de l'ex-ministre de l'Intérieur est un geste banal d'un chef de gouvernement envers un ministre qui part. Le même a été organisé lors du départ de M. Abdellatif Filali. De source proche du dossier, M. Youssoufi ne touchera pas un mot de cette question.
    Le passage du chef de l'exécutif devant les députés est considéré comme un événement. D'abord, parce que M. Youssoufi n'est pas un familier de cette enceinte. Il y va à l'ouverture de la session par le Souverain, la présentation du projet de Loi de Finances et lors de la Déclaration gouvernementale d'investiture. Ensuite, ce déplacement est très attendu, particulièrement depuis que M. Abdelouahed Radi, président de la Chambre des Représentants, en a fait l'annonce il y a plus de deux mois. Enfin, parce que cette sortie publique peut être considérée comme une véritable rentrée politique.

    Mohamed CHAOUI

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