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Affaires

Valorisation des déchets industrielsEcoval «crachera» 10.000 tonnes par an

Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

. La filiale de Holcim Maroc, 1er centre agréé du pays. 44 millions de DH investis dont 2,3 millions pour le puits de carboneIL est à peine 10 heures, ce mercredi matin 25 juillet 2007, et le soleil est presque au zénith sur le tout nouveau site du centre de collecte et de prétraitement de déchets industriels d’Ecoval à El Gara. On est à une quarantaine de kilomètres de Settat sur la route côtière longeant la tristement célèbre décharge de Médiouna qui offre un spectacle désolant parsemé de sachets d’emballage usagés. Une visite guidée soigneusement chronométrée est organisée ce jour-là par le staff de Holcim Maroc, emmené par son président de directoire, Dominique Drouet. Dans le rôle du MC, Cédric Barthélemy, le directeur de développement du groupe. Le maître de céans, Hind Baddag, directrice du site, est absente pour raison de congés. Sans plus de précision. Il n’empêche, les choses se passent comme prévu. Et aussi en l’absence des chargées de Com’ du groupe, que tout le monde appelle par leurs petits noms, Nawal (Chebli) et Amira (Bennani), restées sur le site de la cimenterie Holcim AOZ, sur les hauteurs de Settat (voir L’Economiste du vendredi 27 juillet), le directeur des ressources humaines, Rachid Seffar, est aux petits soins. Le petit groupe de journalistes triés sur le volet n’en demandaient pas plus. La délégation officielle, conduite par le wali et gouverneur de la province, Abdechakour Raïs, est au grand complet pour découvrir la première plateforme de traitement de déchets industriels agréée au Maroc. Le voile est levé et le «laboratoire» s’offre à nous. Sous ses dehors d’entrepôt de stockage, Ecoval El Gara est en activité depuis juin dernier (cf.www.leconomiste.com), pour la plateforme de traitement des déchets solides. Les liquides attendront novembre prochain. Mais pas une seule trace d’usure. Pourtant, la capacité de traitement des déchets annoncée laisse supposer un travail de forcenés: 10.000 tonnes par an. Exceptées «les odeurs venues de la décharge de Médiouna», distillées par petits coups de vent répétés, rien ne renseigne sur l’activité du site a priori. Une petite enseigne, Ecoval, hissée au fronton du portail ouvrant sur les 30 ha du site, cernés par une clôture en grillage. D’ailleurs, aux dires de nos hôtes, un centre de prétraitement de déchets est relativement propre. Il peut dégager quelques odeurs, parfois beaucoup, lors de la co-incinération, en cas de panne des systèmes de filtres notamment.. Une propreté relativeLes 30 ha du site d’Ecoval sont actuellement en location. Rien ne filtre sur les 250 à boiser, tout autour de la plateforme, devant constituer un puits de carbone pour absorber le CO2 dégagé surtout par la cimenterie. «Le terrain relève de l’indivision», s’empresse de préciser Saïd Aqri, directeur du CRI Chaouia Ouardigha. Même s’il persiste à revendiquer aussi que «tout est mis en place pour consolider la vocation industrielle de la région», du fait des avantages compétitifs qu’elle offre. Voilà qui remet au goût du jour la question du foncier de la région généralement agricole, non titré. Les 12 employés du site (ils seront 50 à terme) ont le nez dans le masque, les mains dans les gants et le casque vissé à la tête. Une aubaine pour certains d’être là. Les non-qualifiés d’entre eux en l’occurrence. Ce n’est un secret pour personne, «les autorités nous ont mis la pression pour ouvrir l’embauche aux populations locales», avoue Drouet. On comprend alors pourquoi ces gaillards ne jurent que par la mission affichée de l’entreprise: «fournir au marché la meilleure alternative pour la gestion intégrée des déchets en offrant une solution contrôlée, sûre et écologique en ligne avec le concept du développement durable. Pour tenir le pari, 44 millions de DH ont été investis dont 2,3 millions destinés à la ceinture verte. Le reste va à la pyramide inversée de gestion des déchets mise en place. Elle s’articule autour d’un processus à 6 étapes: assistance chez le client; analyse et caractérisation; collecte et transport; traçabilité; recyclage et valorisation et élimination des déchets dangereux. Une sorte d’offre globale aux industriels. Pour l’heure, le site s’appuie aussi sur la filière de collecte de déchets installée dans les régions de Fès et Tanger. A défaut de cession du terrain, à la fin de la location, la plateforme doit être démantelée et le site réaménagé en lieu de vie (parc paysager). Qu’en sera-il au juste?Bachir THIAM

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