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USA: L’immobilier dans l’abîme

Par L'Economiste | Edition N°:2593 Le 22/08/2007 | Partager

. Le secteur au plus bas depuis 1997L’immobilier résidentiel a donné de nouveaux signes de faiblesse la semaine dernière aux Etats-Unis, avec des mises en chantier de logements au plus bas depuis dix ans, et les analystes craignent que la récession du secteur ne s’aggrave encore avec la tempête boursière.Les mises en chantier ont reculé de 6,1% en juillet à 1,381 million d’unités (en rythme annuel), ce qui est moins qu’attendu, et constitue le niveau le plus bas depuis janvier 1997, a indiqué le département du Commerce. Autre mauvaise nouvelle, les permis de construire, qui sont un bon indicateur de l’activité future, ont aussi chuté à leur niveau le plus bas depuis octobre 1996. Ces évolutions risquent d’accroître la nervosité des marchés financiers qui s’interrogent sur l’ampleur du retournement de l’immobilier résidentiel, et s’inquiètent d’une crise du crédit dans le sillage des déboires du secteur des prêts hypothécaires à risque («subprime»).Le premier prêteur hypothécaire américain, Countrywide Financial, a annoncé la semaine dernière qu’il allait emprunter 11,5 milliards de dollars pour assurer son fonctionnement. Et l’assaut de mauvaises nouvelles pourrait avoir un effet boule-de-neige. «Les chiffres sur la construction de juillet sont peut-être mauvais, mais ils risquent de devenir pires dans les trois mois à venir, à cause de la tourmente sur les marchés financiers», a estimé Patrick Newport du cabinet Global Insight. . Durcissement de l’octroi de créditsLe secteur souffre du durcissement des conditions d’octroi de crédits immobiliers, alors que les banques et les créanciers sont contraints de faire le ménage dans leurs pratiques après des années de prêts débridés. Les plus durement touchés sont les emprunteurs n’ayant pas un dossier parfait, mais même ceux présentant le meilleur profil, souffrent d’un allongement des vérifications et d’une hausse des coûts d’emprunt, explique Newport. Les marchés redoutaient de mauvais chiffres sur la construction après la publication, la veille, pour le mois d’août, d’un indice de confiance des constructeurs de logements, lui aussi au plus bas niveau depuis janvier 1991.Les économistes soulignent aussi que chaque mauvais rapport sur l’immobilier accroît les risques d’une contagion au reste de l’économie, par la voie de la consommation qui est le principal moteur de la croissance.»Ce scénario a pu être largement évité jusqu’à présent du fait de la hausse de la Bourse, qui a contrebalancé la baisse de l’immobilier», souligne Paul Ferley de RBC Financial Group. Mais la baisse des Bourses la semaine dernière «a clairement accru le risque que ce phénomène de rééquilibrage ne joue plus», ajoute-t-il. Pour lui, la Banque centrale va devoir rester très prudente «en maintenant ses taux inchangés jusqu’à ce que la Bourse ait prouvé que la baisse ne durera pas».Au cours de la semaine dernière, la Fed a encore injecté 17 milliards de dollars supplémentaires sur les marchés, portant le total de ses interventions depuis le 9 août à 88 milliards de dollars.Synthèse de l’Economiste  

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