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    Affaires

    Urbanisme à Casablanca
    Cherche image désespérément

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Il s’agit de différencier Casablanca de ses concurrentes. Un benchmark des grandes métropoles donne des pistes. La «méthode Barcelone» recommandéeCasablanca cherche sa place parmi ses pairs, ces capitales internationales qui, par un grand travail d’image, ont une visibilité propre, indépendante du pays lui-même. Casablanca a encore du mal à définir l’image qu’elle veut afficher. Entre destination d’affaires, de loisirs, de culture… un choix doit être arrêté. L’étude commandé par la wilaya et le CRI (Centre régional de l’investissement) a ainsi procédé à un benchmark des capitales internationales selon des critères démographique, géographique, économique… Sans oublier les fonctions métropolitaines que doit remplir une grande métropole. Il s’agit, entre autres, des services de formation, de banque et de commerce. Ainsi, 8 villes ont été retenues: Barcelone, Marseille, Lisbonne, Gênes, Bucarest, Budapest, Prague et Tunis.L’étude s’est penchée d’abord sur les indicateurs de dynamisme: taux de chômage, emploi et croissance démographique. Casablanca présente dans ce sens un très haut taux de chômage et un taux de croissance de l’emploi assez stable. La population s’y développe, par ailleurs, à un rythme très soutenu, contrairement à Barcelone ou Lisbonne par exemple. Sur ce volet-là, Casablanca affiche des courbes de croissance similaires à celles de Marseille et de Tunis. Elle reste toutefois largement derrière ses concurrentes en termes d’enseignement supérieur, nombre de diplômés et services aux entreprises et à la population.L’étude estime pourtant que le développement des ressources humaines et des fonctions supérieures pourrait constituer des atouts décisifs dans le positionnement de la ville. Un autre obstacle majeur reste la faiblesse des fonctions administratives que détient la voisine Rabat. Le document recommande ainsi un rapprochement entre Casablanca et la capitale. Il se penche ensuite sur les profils sectoriels des différentes villes. Là aussi, Casablanca présente un déséquilibre évident. Elle présente même un «profil unique» marqué par une dominance de l’industrie manufacturière et du commerce, les autres activités étant très peu représentées.La méthode académique de collecte et synthèse de données adoptée par l’IVT (Institut des villes et du territoire) ne s’attarde pas sur les moyens de pallier ces déséquilibres. Des études sectorielles seront bientôt lancées par la wilaya afin de collecter des données plus pointues. Plusieurs candidatures ont été présentées suite à la publication de l’appel d’offres, les autorités sont actuellement en train de définir le ou les cabinets qui se chargeront des recherches sous l’encadrement du CRI.Le rapport trace, toutefois, des pistes pour la définition du positionnement de Casablanca selon la vision d’une mégarégion. Celle-ci répond ainsi à un grand nombre des critères d’une ville internationale: une position géographique ouverte sur le monde, une importante représentation des organismes internationaux et de la presse étrangères, bonnes liaisons aériennes et maritimes en termes de transport et de télécommunication… Elle présente, en revanche, de grandes faiblesses en matière d’encadrement et soutien aux acteurs étrangers. Casablanca n’est également pas une destination privilégiée pour les rencontres et congrès mondiaux, pourtant essentiels pour la visibilité de la ville. Enfin, la composition ethnique diversifiée qui doit normalement caractériser une grande métropole n’est pas très affirmée à Casablanca.Ces grandes lignes seront détaillées par un diagnostic plus approfondi. Ce n’est qu’une fois ce dernier établi que la première étape du plan stratégique de développement sera franchie. Dans un deuxième temps, il faudra définir le positionnement international et national de la mégarégion à travers des objectifs stratégiques, puis enfin de définir des programmes opérationnels et leurs délais de réalisation.Concrètement, les responsables de la ville attendent le mois d’octobre prochain la visite d’une commission de responsables barcelonais.Ces derniers devront exposer l’expérience de leur ville qui a connu la mise ne place d’un plan stratégique en 1992. Plan qui a fait ses preuves et qui est de mise jusqu’à aujourd’hui. Selon les responsables, ce n’est pas l’exemple de la ville espagnole qui intéresse mais seulement la méthode de développement qu’elle a suivie. Ichrak MOUBSIT

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