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    Un programme d'étude international sur l'effet sanitaire des cellulaires

    Par L'Economiste | Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    • Les champs de radio-fréquences émises par ces appareils ou leurs stations de base influenceraient les mécanismes de thermorégulation du corps• Les autres effets des portables sur l'organismeLE téléphone mobile est une nécessité, mais c'est également une source d'inquiétude. D'ici 2005, plus de 1,6 milliard de personnes l'utiliseront à travers le monde. Compte tenu de ce nombre considérable, tout effet indésirable même bénin pourrait avoir des conséquences importantes pour la santé publique.Parmi les études entreprises récemment, aucune ne permet de conclure que l'exposition à des champs de radiofréquences (RF) émises par les cellulaires ou leurs stations de base ait une incidence néfaste quelconque sur la santé. Il n'en reste pas moins que l'OMS a lancé un projet inter-national pour faire le point des connaissances scientifiques sur les effets sanitaires éventuels de ces champs. Par ailleurs, des matériels d'information destinés au public sont en cours d'élaboration et différents groupes concernés dans le monde ont pu être réunis pour tenter d'harmoniser les normes internationales d'exposition. Selon une enquête de l'Organisation Mondiale de la Santé, les champs RF pénètrent dans les tissus exposés à une profondeur qui dépend de la fréquence, jusqu'à un centimètre. L'énergie est absorbée par l'organisme et produit de la chaleur qui est normalement dispersée par les mécanismes normaux de thermorégulation du corps. Il est clairement établi que tous les effets prouvés de l'exposition aux RF sont en relation avec cet échauffement, conclut l'étude. Voilà qui devrait donner à réfléchir à d'éventuels utilisateurs avant de franchir le pas.Outre l'enquête de l'OMS, plusieurs études ont ainsi été menées et les résultats sont inquiétants. Il y a quelques mois, le chercheur suédois, Leif Salford, un neurochirurgien, en travaillant sur la perméabilisation de la barrière hémato-encéphalique, a découvert que cette dernière devenait moins étanche chez les rats exposés à des quantités importantes de micro-ondes. Lorsque le niveau d'énergie atteint 0,3 watt par kilo, la perte d'étanchéité dépasse 50%, selon le chercheur. Le téléphone cellulaire induit dans le cerveau humain une énergie proche de ce seuil critique. Une autre étude publiée en mars dernier dans le magazine Cyberscience a affirmé que les ondes influenceraient les cellules nerveuses du cerveau.Posé sur l'oreille, le téléphone est situé près des zones qui traitent la mémoire à court terme. Leur activité serait légèrement perturbée, juste assez pour diminuer la capacité du cerveau à traiter l'information. Résultat: des problèmes de concentration et un niveau de distraction supérieur à ce que provoquerait une conversation à l'aide d'un téléphone ordinaire.Le cellulaire est aussi dangereux pour les personnes qui portent un stimulateur cardiaque. Des mesures entreprises au Mayo Clinic aux Etats-Unis ont démontré que l'utilisation d'un téléphone mobile déréglait cet appareil dans 20% des tests effectués.Abdelaziz MEFTAH (OMS & Cyberscience)• En bref • Rencontre avec un fantôme...Avez-vous déjà vu un fantôme? Vu votre double? Senti une présence? Ou même quitté votre corps quelques instants? Jusqu'ici, pour expliquer ces sensations, il n'y avait que deux théories: le paranormal ou la folie. Mais Peter Brugger, un neurologue de l'hôpital universitaire de Zurich, propose une autre explication. Il pourrait s'agir d'un phénomène semblable à celui que connaissent les amputés qui disent ressentir des douleurs dans leur membre disparu. Bref, d'une interprétation erronée que fait le cerveau de certaines circonstances exceptionnelles. Pour ce neurologue, le cerveau qui a du mal à comprendre ce qui lui arrive, cherche souvent à trouver des raisons, qui ne sont pas toujours très... raisonnables.Dans certains cas, l'illusion peut être provoquée par un cerveau en mauvais état. Les gens qui croient voir leur double souffrent sans doute de lésions aux zones du cerveau qui traitent les images. Ceux qui croient ressentir une présence sans rien voir souffrent peut-être d'un problème des lobes pariétaux, cette partie du cerveau qui nous aide à établir la distinction entre le corps et son espace environnant.• Espace: La Chine dans la cour des grandsLa Chine sera en 2001 le troisième pays, après les Etats-Unis et la Russie, à détenir la technologie nécessaire pour effectuer un vol habité dans l'espace. Après l'essai réussi, en novembre dernier, d'une capsule habitable, ce pays se prépare à envoyer en orbite une version améliorée de l'appareil. Le premier vol habité pourrait avoir lieu d'ici la fin 2001, estime un rapport du département de la Défense américain.La capsule Shenzhou-1, lancée l'automne dernier, avait passé 21 heures en orbite (14 tours complets de la Terre) avant de redescendre. Elle avait atterri en Mongolie intérieure à l'aide d'un parachute. Visiblement inspiré des capsules soviétiques Soyouz des années 70 et 80, l'appareil est assez gros pour transportertrois à quatre passagers. Sa nouvelle version, Shenzhou-2, comporte un câblage amélioré, qui réduit le poids total de 100 kilos.• Un calmar géant repêché en AntarctiqueDes chercheurs britanniques ont découvert le plus grand spécimen jamais trouvé jusqu'ici de Kondakovia longimana, une espèce mal connue de calmar géant. L'animal, qui s'est échoué sur une plage de l'Antarctique en avril dernier, mesurait 2,3 mètres de long et pesait près de 30 kilos. Les calmars géants, dont il existe des espèces encore plus grandes, intriguent les spécialistes de la faune marine. Bien qu'on ne les aperçoive que rarement, ils semblent en effet occuper une niche écologique importante.• Intelligence collectiveUn chercheur américain s'inspire des stratégies des fourmis pour concevoir des systèmes de télécommunications avancés, basés sur les mêmes principes. EricBonabeau, de l'Institut de Santa Fe en Californie, est à la fois biologiste et ingénieur en télécommunications. Pour lui, prises individuellement, les fourmis sont d'une extrême stupidité. Mais prises en groupe, elles travaillent de manière très efficace, prenant toujours le chemin le plus court vers leur objectif. C'est ce que l'on appelle l'intelligence collective.En marchant, les fourmis laissent derrière elles une traînée de phéromone, des marqueurs chimiques olfactifs que les autres fourmis suivent de façon instinctive.Lorsqu'une fourmi trouve un chemin rapide vers une source de nourriture, elle fait plus vite ses allers-retours vers la fourmilière. La couche de phéromones tend donc à s'épaissir et à attirer de plus en plus de fourmis, qui ajoutent leurs propres signaux chimiques à leur tour. Le chemin découvert par une première fourmi devient alors une véritable autoroute en peu de temps.

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