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    Economie

    Tourisme/Vision 2010
    Attention aux délais de livraison!

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    . En principe, les premières stations du plan Azur prévues pour début 2009. Des retards enregistrés sur certains chantiersPlus que 15 mois nous séparent de l’échéance de la Vision 2010. Aujourd’hui, un bilan d’étape s’impose. Une manière de regarder dans le rétroviseur pour mieux avancer.Certes, des avancées notoires et chiffrées sont déjà là: l’ensemble des indicateurs sont au vert (arrivées, capacité d’accueil…). En témoignent les quelque 7,4 millions de touristes qui ont visité le Maroc en 2007. Ils ont généré 59 milliards de DH de recettes, soit une hausse de 12%. Et ce, en dépit d’une conjoncture internationale pas toujours favorable. Les principaux pays émetteurs, européens notamment, connaissent en effet un ralentissement du pouvoir d’achat. Il faut dire que depuis le lancement de la Vision en 2001, une véritable dynamique irréversible a été enclenchée afin de mener un positionnement offensif du Maroc dans le club select des grandes destinations touristiques. C’est aussi la première fois que le pays se dote d’une stratégie de développement touristique intégrée et déclinée à travers le produit, le marketing-promotion, la formation, l’environnement, l’aérien…Pour l’heure, le satisfecit est là et la Vision est en phase de maturation: «Les fondamentaux sont bons, les orientations justes et l’objectif des 10 millions de touristes réalisable», répète-t-on auprès du ministère de tutelle. Bras armé de la Vision, les six stations balnéaires (Saïdia Mediterrania (Oujda), Lixus (Larache), Mazagan (El Jadida), Mogador (Essaouira), Taghazout (Agadir) et Plage Blanche (Guelmim) devront en partie, dès 2009, booster l’activité. Des stations qui reconfigurent de fond en comble leur environnement urbain et touristique. Elles enclencheront nécessairement une mise à niveau de l’ensemble de l’offre en général. L’approche fait mouche et inspire d’autres projets de stations. De nouveaux sites ont été depuis lancés, tels Cala Iris, Tamuda Bay, Oued Chbika, Dakhla… Mais attention! Il ne faut pas reproduire le schéma de blocus isolés de la Costa d’El Sol. Mieux encore, il faudra éviter à tout prix un tourisme à deux vitesses (tourisme intérieur/ tourisme resort, golf, spa…). Il ne suffit pas de mettre en place des infrastructures pour réussir le pari du développement touristique. Des convergences et des passerelles sont à mettre entre le plan Biladi et le plan Azur. Ce qui pourrait répondre en partie aux besoins de la classe moyenne. Par ailleurs, des contraintes majeures se sont également posées au fur et à mesure de l’avancement des différents projets. Le plan Azur étant l’épine dorsale de la Vision 2010, certains objectifs n’ont pas été pleinement remplis: retards dans les grands chantiers touristiques et dans le lancement des plans Mada’In et Biladi, inadéquation arrivées/nuitées, déficit RH, formation hôtelière en deça des attentes du secteur. Enfin, la qualité des prestations et de l’environnement laisse souvent à désirer… Ce sont là autant de griefs qui en interpellent plus d’un. Ils font l’objet d’études et de réajustements avant 2010. L’heure est aujourd’hui à l’accélération du rythme d’exécution des chantiers des stations balnéaires du plan Azur. Les premières unités devront être livrées début 2009. C’est le cas pour Saïdia, laquelle sera suivie en fin d’année par Taghazout, Mazagan et Mogador.En plus du rythme pour atteindre dans les délais les objectifs de capacité, l’accent est mis d’ores et déjà sur la formation aux métiers du tourisme et la qualité de service. Le défi majeur étant de répondre immédiatement aux besoins en ressources humaines qui vont se manifester dès le début de l’année prochaine. D’où le contrat RH-Hôtellerie pour la période 2008-2012. Mais surtout, enclencher une forte convergence entre la mise en place de capacité d’accueil et l’aérien. Mais il ne suffit plus de créer de la capacité litière (230.000 lits), encore faut-il parvenir à remplir régulièrement les hôtels pour arriver à une adéquation arrivées/nuitées. Rappelons que la capacité d’hébergement additionnelle prévue est de 120.000 lits.

    Accélérer le rythme
    Autre caractéristique du plan Azur, l’ensemble des stations balnéaires ont été concédées à des aménageurs de renom. Toutefois, le rachat de 50% de la participation du néerlandais Orco dans le port Lixus suscite de vives inquiétudes. D’aucuns redoutent que de telles transactions ouvrent la voie à un ballet de cessions- acquisitions et à des spéculations tous azimuts. Pour la tutelle, le souci n’a pas lieu d’être. Techniquement, de futures ventes n’auront pas lieu puisque l’Etat valide les travaux tranche par tranche. Le promoteur n’est propriétaire que de ce qu’il a construit. Encore faut-il qu’il honore ses engagements en termes de voiries, espaces verts, infrastructures, équipements sur site.Saïdia (30.000 lits) reste à ce jour incontestablement la station la plus avancée. Mais le site a connu des ajournements, imputés d’une part au promoteur Fadesa, mais aussi à la difficulté de l’apurement du foncier. Pour sa part, la station de Taghazout (21.000 lits) a enregistré au départ quelques ajournements à cause de l’apurement de son assiette foncière. Idem, pour Mazagan (7.600 lits). Le site a, rappelons-le, eu beaucoup de retards. Lixus (12.000 lits) et Mogador (10.600 lits) ont à leur tour connu des lenteurs. L’avancement du chantier de Mogador est assez lent. Ce site enregistre à son tour un retard d’environ 8 mois. On devra attendre fin 2009 pour la livraison des premiers hôtels de la station d’Essaouira. Pour la tutelle, le plan Azur est l’épine dorsale de la Vision 2010. Il englobe des chantiers colossaux. C’est normal qu’il y ait des retards. Mais il faudrait veiller à respecter les engagements, les délais. La Vision 2010 est une mécanique d’ensemble. Il faut aussi préciser que le Maroc n’avait pas d’expérience dans la gestion de stations balnéaires de cette taille. En plus, rappelle-t-on, les délais donnés au départ l’avaient été à titre indicatif.

    Conjoncture?

    LA conjoncture mondiale du tourisme est, dit-on, morose. Pourtant, la Tunisie semble épargnée. De fait, selon l’association des tour-opérateurs (Ceto), «les Français ne voulaient pas sacrifier leur voyage cet été. Ils ont cherché le soleil dans des destinations balnéaires comme la Tunisie». Ainsi, le marché tunisien a explosé avec une hausse de 17,3% en cumulé (mai-août). Quant au Maroc, il est en perte de vitesse sur le marché des voyages dits à forfait, avec une baisse en cumulé de 6%. Il a toutefois repris des couleurs en août en progressant de 1,4%. Pour l’ONMT France, «il n’y a pas de désaffection des Français pour le Maroc», relativise-t-on. D’ailleurs, entre janvier et juillet, le nombre de visiteurs français, tous voyages confondus, a augmenté de 7%. A. R.

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