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Affaires

Textile: Résister aux Chinois, c’est possible

Par L'Economiste | Edition N°:1965 Le 24/02/2005 | Partager

. Des entreprises marocaines l’ont fait. L’avenir du textile marocain est dans les articles élaborés. Le Maroc peut devenir plus compétitif si les filateurs baissent leurs prixDepuis le démantèlement de l’accord multifibres, le secteur du textile au Maroc vit dans la tourmente. Les spéculations vont bon train sur le risque que court la profession suite au débridement de la machine de production chinoise. Néanmoins, les experts se veulent rassurants: le Maroc conserve une marge de manœuvre dans ce nouveau contexte de libéralisation, à condition qu’il parie sur la confection d’articles très élaborés et qu’il fasse preuve de célérité dans la livraison au client. En 2004, deux sociétés se sont particulièrement illustrées à ce jeu comme en témoignent leurs performances dans tous les paramètres d’évaluation fixés par le bureau d’études Aliaco (cf.www.leconomiste.com). Il s’agit de la société Confex, spécialisée dans la “maille fine” et la société Lagrinitex qui produit les pull-overs. Quel est le secret de leur réussite? On serait tout de suite tenté de croire qu’il s’agit de mégaprojets dotés de budgets colossaux et investissant massivement dans la haute technologie. Il n’en est rien. Ces success stories ne sont que des PME qui vivent les mêmes contraintes financières et de développement que les autres. La valeur ajoutée n’est pas donc à rechercher dans l’envergure des deux entreprises mais dans l’ambition de leurs dirigeants et la rigueur de leur gestion. Ce que confirme Mohamed Badii, directeur général de Confex: “Nous avons constaté que notre gestion de la société ne nous permettait pas de faire face aux mutations que connaît le marché international. C’est pourquoi, à partir de 1999, nous avons entamé une démarche qualité très sévère”. Intervenue douze ans après la création de la société spécialisée dans la bonneterie, la restructuration menée par le staff dirigeant sous la supervision de Lhaj El Hadi, propriétaire de l’entreprise, a permis de rétablir la compétitivité de Confex. . Les banques ne prêtent pas assezLa restructuration a porté tout d’abord sur la modernisation des outils de production. Ainsi, plus de 25 millions de DH ont été investis dans la modernisation de l’atelier de coupe, la sérigraphie et la teinture. Pourtant, le directeur général n’est pas totalement satisfait du résultat. “L’industrie textile est un créneau de haute technologie. Un industriel ne peut pas, à lui seul, acquérir la dernière technologie (souvent très onéreuse) afin d’être en mesure de rivaliser avec la concurrence étrangère”, assure-t-il. Et de rappeler que les banques sont généralement assez réticentes à prêter des sommes considérables aux PME. De plus, le prêt bancaire pénalise le développement de l’entreprise en raison des taux d’intérêt trop élevés. Dans le cas de Confex, la contribution de la banque s’est limitée à 5 millions de DH. De ce fait, l’essentiel de la valeur de l’investissement (4/5) a été assuré grâce aux facilités de paiement accordées par les fournisseurs. Cette remise en forme financière s’est accompagnée d’une rationalisation de la gestion des ressources humaines. Ainsi, le personnel de la société (450 personnes) bénéficie, depuis 2003, d’un programme d’alphabétisation fonctionnelle mis en place par l’Amith. Il consiste en un ensemble de cours portant sur le textile et assurés par des enseignants de l’Ecole supérieure de l’industrie du textile et de l’habillement (ESITH). La stratégie commerciale a également changé de configuration. Le marché français qui jusque-là absorbait 90% des exportations de Confex n’est plus compétitif. Du coup, il y a eu un recentrage sur les marchés espagnol et portugais qui, de l’avis de Badii, sont “plus lucratifs”. Quatre ans après la mise de la réforme sur les rails, les bons résultats se font déjà sentir. Le pourcentage des produits de deuxième choix a chuté de 20% à 1% à partir de 2004. Le volume de production qui est de 2 millions de pièces augmente selon un taux de croissance de 2% par an. Seul bémol, le problème de la protection de l’environnement et le coût de la matière première. Pour le premier point, le manque de ressources est le seul facteur explicatif. “La mise en place d’une station de filtration coûte énormément cher. Pour réaliser le projet, il faut fédérer toutes les synergies car la protection de l’environnement est l’affaire de tous”, affirme le directeur général. . Matière première trop chèreS’agissant des matières premières, leur coût sur le marché local oblige Confex à s’approvisionner à l’étranger. En effet, l’Inde, et dans une moindre mesure l’Espagne et la France, sont plus compétitives que le Maroc dans ce domaine. Pour Lagrinitex, société de tricotage et confection des pull-overs, le problème de la matière première se pose également. “Les filateurs doivent diminuer les prix”, déplore Mohammed Lagraini, propriétaire et administrateur unique de la société. Et d’ajouter que l’une des raisons du manque de compétitivité du Maroc est le prix élevé du fil. “Le prix du fil avoisine aujourd’hui les 41 DH le kilo. Si les filateurs marocains arrivent à s’aligner sur le prix indien ou chinois (32 DH), on pourrait tailler des croupières aux concurrents asiatiques”, souligne Lagraini. Le coût de l’énergie est également un facteur pénalisant pour le textile marocain. En effet, la facture énergétique absorbe une grande partie des frais de fonctionnement de l’usine contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays (Tunisie, Egypte, Turquie...). Ceci n’a pas découragé le propriétaire qui accepte une faible marge de profit pour continuer à faire tourner son usine pendant les périodes creuses (de février à juin). Lagraini s’est même permis le luxe de remporter une enchère de 50.000 articles face à un redoutable concurrent qu’est le Bangladesh. “Je voulais prouver à nos fournisseurs européens qu’un Marocain peut se montrer plus compétitif qu’un Asiatique, tout en ne lésinant pas sur la qualité du produit”, se plaît-il à répéter avec fierté. Pour décrocher le trophée du meilleur fournisseur, Lagraini dope son entreprise par un investissement annuel de 2 millions de DH. Cet investissement sert à moderniser les outils de production et à la mise à niveau des ressources humaines. Ainsi, ses 200 ouvriers reçoivent régulièrement une formation portant sur les dernières technologies dans le domaine du textile. Grâce à ce travail de fond, Lagrinitex s’est dotée d’une capacité de production qui peut atteindre 600.000 unités par an et ses délais de livraison font référence. Morad El Khezzari

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