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    Economie

    Tanger/Tourisme: Un bilan mitigé

    Par L'Economiste | Edition N°:2703 Le 30/01/2008 | Partager

    . Les marchés national et espagnol en régression. Des performances en dessous des attentes Les professionnels du tourisme à Tanger sont inquiets. Malgré tous leurs efforts, ils terminent l’année 2007 sur un bilan assez moyen. Les quelque 400.000 touristes accueillis l’an dernier ne suffisent pas à booster l’activité dans la région. Selon les statistiques du ministère de tutelle, le nombre de nuitées réalisées par le secteur dans les hôtels classés est de 768.500, soit une progression de 3% par rapport à l’année précédente. Pas de quoi pavoiser. «Par rapport à 2005, la croissance se maintient donc constante à 3%, une performance qui ne reflète pas les potentialités du secteur touristique local», indiquent les opérateurs. Ces derniers espéraient de meilleures performances d’autant plus que la région draine d’importants investissements ces dernières années (cf. www.leconomiste.com). Toujours est-il que, d’après ces mêmes opérateurs, les résultats s’expliquent par le ralentissement de l’activité sur les marchés émetteurs traditionnels de Tanger, le national et l’Espagne. Les nationaux arrivent en tête avec plus de 50% des nuitées. Alors que le premier marché parmi les non-résidents reste celui espagnol avec 17%.A noter que ce dernier a quasiment stagné en 2007 avec une croissance de 1% seulement. Le marché espagnol constitue un casse-tête pour les opérateurs locaux. Assez récent, il n’est pas encore suffisamment encadré par les tour-opérateurs, surtout au niveau de Tanger. Par ailleurs, les Espagnols préfèrent les déplacements individuels et non en groupe. Mais, de l’avis d’un professionnel de la région, ce n’est pas un obstacle si l’on sait adapter l’offre à leur demande. «N’oublions pas que ce type de clientèle dépense plus d’argent que les touristes qui voyagent en groupe organisé», ajoute-t-il. Des formules week-end et courts séjours sont à l’étude. Le lancement de la nouvelle fréquence aérienne vers Madrid devrait inciter les Espagnols à venir plus fréquemment à Tanger. Cette liaison sera assurée par EasyJet, via 6 vols par semaine, à des prix très compétitifs. Le marché français qui arrive, lui, en deuxième position affiche un score assez positif: en effet, de ce côté, on enregistre une hausse de 18% par rapport à 2006. Les marchés anglophones, comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ont par ailleurs connu un recul respectif de 11 et 6 % sur Tanger. Reste le marché national qui a besoin d’une approche spécifique. Le manque de produits dédiés mais aussi la saisonnalité de la demande avec une préférence pour les mois de juillet et août ne jouent pas en faveur de la destination. Et si l’opération Konouz Biladi a eu quelques effets positifs, le produit s’est vite essoufflé. En clair, il faut réfléchir à d’autres moyens pour promouvoir la capitale du Nord. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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