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Tanger: Le risque d’inondation omniprésent

Par L'Economiste | Edition N°:1972 Le 07/03/2005 | Partager

. De fortes précipitations sur la ville. La montée des crues est à craindre dans certains endroitsLes pluies qui se sont abattues sur la ville de Tanger et de sa région n’ont pas été sans faire de dégâts. Avec une moyenne de près de 10 millimètres quotidiennement depuis une semaine, les crues ne se sont pas faites attendre dans quelques quartiers tels Aouama ou Bni Makada. Heureusement, ces précipitations de très courte durée n’ont pas atteint l’ampleur de celles enregistrées en 2001, même si selon les services de la Météorologie, les risques sont encore très grands d’atteindre les niveaux de cette année noire. Durant l’hiver 2001, le niveau de l’eau avait en effet atteint plus d’un mètre de haut dans certains quartiers de la ville et la zone industrielle avait été noyée. Les dégâts avaient atteint les 50 millions de DH. Cette année, ils sont minimes, certaines bouches égouts ayant été obstruées par les déchets charriés, mais la situation a été rapidement maîtrisée. Depuis quelques années, Amendis, la société délégataire chargée de la gestion de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement, a mis en place tout un système de prévention contre les inondations, le plan Orage. Il se base sur un volet protection et un autre d’intervention. Dès les derniers jours de l’été, une équipe s’est chargée de procéder au curage des canalisations d’égout afin d’empêcher leur colmatage par les déchets charriés par la pluie. Pendant la saison des pluies, des services d’urgence ont été mis en place avec une équipe de surveillance des points noirs. En cas de pépin, l’intervention est plus rapide, assure Olivier Brun, directeur d’Amendis Tanger. Selon ce dernier, le système a fait ses preuves et permis de réduire les risques liés aux fortes pluies.Malgré les efforts et les investissements en rénovation du réseau, quelques points noirs persistent encore. Il s’agit de la place Ouarda, à Bni Makada, du pont Bendibane et de la place Jamiaa Arabiya. A Bni Makada, le problème est tout particulier, car la place Ouarda se trouve en bas d’une avenue montante et en cas de fortes pluie, les réseaux débordent largement. Le schéma directeur prévoyait une station de rétention des eaux de pluie, mais des problèmes foncier ont retardé la réalisation du projet. Selon Amendis, il sera lancé avant la fin de l’année. Les pluies, mais surtout le vent d’est assez fort en ces temps, ont fortement perturbé le trafic maritime avec l’Espagne. La ligne Tanger-Algésiras a vu son trafic réduit aux seuls gros ferries. Chaque compagnie effectue un aller-retour seulement par jour. Les ferries rapides, trop petits et peu resistants aux vagues n’ont pas été autorisés à prendre le large. A noter que les toutes récentes intempéries ont laissé un amer souvenir à Sebta. Le port de la ville, fermé depuis dimanche dernier, a été très sérieusement endommagé par les pluies. L’un de ses môles a été partiellement rasé par les vagues sur près de 300 mètres. Les forts vents qui ont accompagné les intempéries ont eux aussi laissé des marques sur la ville entraînant la chute de quelques arbres. Le montant des dégâts est estimé, selon la presse espagnole, à près de 300.000 euros. Le trafic maritime coupé, la ville ne peut être approvisionnée qu’à partir du Maroc.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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