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Tanger: Le réveil d’une région

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. La ville est sur le point de négocier son décollage économique et industriel. L’euphorie actuelle ne doit pas occulter des défis : formation et emploiFini la navigation à vue. La ville de Tanger se trouve sur un chemin bien tracé, celui menant au développement. Le premier pas a été donné avec le lancement du projet du port de TangerMed. Ce port, censé drainer une partie du trafic de conteneurs vers la rive marocaine, a en plus eu l’effet, même avant de son entrée en service, de drainer d’importants investissements sur la région nord du Maroc. il est le point nodal d’où part un véritable tissu de voies de communication, réalisées pour la circonstance. Il est aussi un catalyseur qui a permis de faire un travail en profondeur, donner de la confiance aux habitants de la Région. Depuis le lancement de ce projet, les entrepreneurs et les habitants de la Région de Tanger, dans une moindre mesure de celle de Tétouan, ont récupéré un rythme qu’ils avaient perdu, renouant avec les investissements. Un des aspects les plus visibles reste la prolifération des chantiers de construction et la poussée des immeubles. Un corollaire reste le dynamisme sans précédent de l’immobilier, avec l’entrée en lice des grands champions nationaux, Addoha et Chaabi ainsi que d’autres groupes dans le marché jusqu’à là fermé de l’immobilier tangérois. La ville n’a pas manqué de retrouver des airs de jeunesse avec le lancement d’un plan de mise à niveau étalé sur cinq ans. Le coup d’envoi a été donné avec la corniche, qui en l’espace de quelques mois s’est complètement métamorphosé réconciliant la ville avec sa plage. Ce mouvement rénovateur s’est transmis rapidement vers les grandes avenues de la ville. Les empiètements sur la voie publique ont été éliminés et les espaces libérés. Le tout dans une nouvelle philosophie de gestion des autorités qui se résume en un seul mot, consensus. Sur le volet industriel, la ville s’est ouverte sur de nouveaux débouchés, tels ceux de l’équipement automobile et aéronautique, qui peu à peu commencent à remplacer le secteur textile en tant que premier employeur. Dans ce sens, c’est la TFZ qui se place en tant que pionnière. La zone franche a permis de donner du sens réel aux arguments de proximité et de main d’œuvre performante du Maroc. La zone permet de disposer d’une plate-forme de transformation et d’export de premier niveau avec des facilités sans précédent. La zone qui vient de boucler sa première tranche a déjà commencé les travaux de sa deuxième livraison. Récemment entrée dans le giron de l’Agence Spéciale TangerMed, elle complète le dispositif portuaire avec une offre en zones industrielles sous douane. Elle préfigure aussi ce que seront les futures zones industrielles de Melloussa qui devront épauler TangerMed. La TFZ c’est aussi l’Offshoring. C’est en effet la TFZ qui devra accueillir TangerShore, l’espace d’offshoring prévu par les nouvelles politiques de promotion économique du Maroc dans la région Nord. Cet espace permettra de disposer d’une offre importante dans le domaine des services. Elle vise essentiellement le marché espagnol vu la proximité historique et culturelle avec la péninsule ibérique. Bon nombre de chantiers restent à mener. La réforme des filières de formation et leur adéquation aux exigences du marché de travail en sont les plus urgents. Le secteur de la formation qualifiante et surtout celui universitaire se profilent comme les piliers de cette formation et comme un gage de potentiel et de développement. Il n’est pas rare d’entendre un futur investisseur en prospection demander le nombre de lauréats ou les filières présentes dans l’Université du coin. Tanger se place en outsider avec un système de formation qui a su montrer sa flexibilité. Un autre aspect reste la gestion des flux migratoires. Comme tout espace de développement, l’attraction des masses humaines se pointe à l’horizon. Tanger réussira-t-elle à en recevoir dans de bonnes conditions ? La question qui se pose avec acuité revêtira une autre dimension dans deux ans. Ali ABJIOU

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