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    Tanger: Astorc, indic ou trafiquant?

    Par L'Economiste | Edition N°:3003 Le 14/04/2009 | Partager

    . L’ex-chauffeur de camion est accusé de trafic de drogue . Il a déjà été condamné à 5 ans de prison en première instanceSerge Astorc semblait embarrassé mais guère inquiet lors de sa comparution devant la cour d’appel de Tanger, hier, lundi. Son affaire, trafic de drogue, semblait banale et la quantité retrouvée à bord de son véhicule, 400 kilos, relativement modeste. Mais ce sont les déclarations d’Astorc devant le juge d’instruction après son arrestation en décembre 2007 qui ont eu l’effet d’une bombe. Selon ce chauffeur de camion montalbanais au chômage, il aurait été «recruté par les services régionaux de la police judiciaire de Montpellier (France) pour transporter de la drogue depuis le Maroc jusqu’en France et ce dans le but de démanteler un réseau de drogue». Selon les déclarations d’Astorc, il aurait été contacté par un membre de la police judiciaire qui lui aurait installé un mouchard et indiqué la piste à suivre. Contactées par le biais d’une commission rogatoire, les autorités françaises n’ont pas nié l’opération mais affirment que «tout contact avec Astorc a été interrompu après le passage des Pyrénées». Selon les conclusions de la commission rogatoire en date du 4 novembre 2008, le chef de la brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire de Montpellier a rencontré Serge Astorc en France et a fait monter une balise de suivi sur son véhicule «pour s’assurer de la véracité de ses propos». Mais «dès le franchissement de la frontière espagnole, le signal était perdu, en raison d’une incompatibilité des signaux», selon la réponse des autorités françaises. Aucune information n’a pu être recueillie car les contacts avec l’informateur avaient été interrompus. Le 17 décembre 2007, Serge Astorc est appréhendé à Tanger avec 400 kilos de drogue. Il est condamné en février dernier à 5 ans de prison. L’hypothèse d’une affaire qui a mal tourné n’est pas à écarter. D’autant plus que selon Astorc, il aurait entamé, quelques mois avant d’être arrêté, une opération similaire avec 225 kilogrammes de drogue qu’il a réussi à transférer vers la France. Malheureusement, cette opération n’a pu donner suite à aucune arrestation. Et comme le fait remarquer son avocat, Me Jean-Lou Levi, qui ne cesse de clamer l’innocence de son client, «il ne dispose pas des ressources financières nécessaires pour monter une telle opération pour son propre compte». Côté marocain, aucun document ne permet d’attester la condition de Serge Astorc. En effet, son opération ne jouit d’aucune couverture officielle comme c’est le cas dans des opérations pareilles telle celle de la semaine dernière. Une opération de livraison surveillée entre le Maroc et la France a, en effet, permis de mettre sous les verrous un gang de trafic de drogue de la région parisienne. Mais de telles opérations sont soumises à un protocole strict détaillé dans le cadre des accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France, or de telles formalités ne sont pas relevées dans le cadre de l’affaire Astorc.


    Combat de tous les jours

    EN 2008, les douanes marocaines en collaboration avec les services de police ont saisi plus de 110 tonnes de drogue dans des opérations de fouille au port de Tanger. La valeur de la drogue saisie dépasserait allégrement les 4 milliards d’euros, soit environ 45 milliards de DH. Et depuis le début de l’année, les saisies ne manquent pas avec un total de plus de 30 tonnes. A noter que la traversée est devenue «risquée» via le port de Tanger pour les trafiquants depuis la mise en place de scanners à l’export.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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