Société

El Jadida: Une ONG féminine œuvre pour l’insertion de la fille rurale

Par L'Economiste | Edition N°:3003 Le 14/04/2009 | Partager

. Des centres pour la scolarisation, d’alphabétisation et de la formation professionnelle. Les budgets de fonctionnement, une véritable gymnastiqueL’association Nahda pour le développement de la femme est très présente dans la province d’El Jadida. A son actif, plusieurs réalisations sociales, notamment dans le monde rural. Les membres de l’association sont ingénieurs, avocats, médecins, enseignants et techniciens. «Notre objectif premier est d’abord la sensibilisation à la situation de la fille dans le rural», indique Latifa Khaliss, technicienne à l’Ormvad et fondatrice de l’association. L’idée première était de créer des centres pour les jeunes collégiennes en l’absence d’internats dans des communes démunies. Il est avéré que le manque d’infrastructures d’accueil est la première cause de la déperdition scolaire chez la jeune fille, dit Khaliss. Mais depuis la fondation de l’association, les interventions des membres se sont diversifiées aussi dans des activités génératrices de revenus pour les femmes. Actuellement, l’association Nahda dispose du centre d’accueil Ouled Hamdane (une trentaine de kilomètres d’El Jadida), qui offre hébergement et restauration à 40 filles, du centre de Ouled Amrane, 47 collégiennes, et distant de près de 120 km, et de Zaouiat Saïss avec 41 élèves et qui est à près de 40 km. L’association a également mis en place un centre de formation professionnelle pour la femme et la fille (entre 16 et 50 ans), de la région Ouled Amrane. Ce dernier centre avec 160 bénéficiaires permet l’apprentissage de la coupe et couture, la broderie et la tapisserie. Un espace est aussi réservé pour l’alphabétisation et un autre pour l’informatique. Une garderie est de plus à la disposition d’une trentaine d’enfants pour libérer les mamans qui se mettent aux bancs de l’école. Conjointement, des filles licenciées et originaires de ces régions ont été formées et encadrées pour s’occuper des différents centres. Parallèlement, les membres de l’association ont encadré de 17 femmes. Ce qui a permis la création d’une coopérative artisanale pour le tapis de Ouled Amrane. Cette action s’est concrétisée grâce à la collaboration de l’INDH et la délégation de l’artisanat, déclare la présidente. Ouled Amrane a eu la part belle puisqu’un autre centre pour la formation agricole a été de plus aménagé. Contrairement à la coutume, cette infrastructure est destinée aux fils d’agriculteurs. Actuellement, 89 jeunes entre 16 et 35 ans sont en formation avec la collaboration du centre de qualification agricole de Khmiss Metouh et avec l’Ormvad. Depuis la création de l’association Nahda, ce sont 616 personnes dont majoritairement des filles et des femmes qui ont été prises en charge, est-il précisé. «En plus des recrutements des filles, il fallait aussi employer des cuisinières, des gouvernantes et des gardiens pour les différents centres. Ce qui pèse lourdement sur nos budgets très limités», affirme-t-on. Les frais généraux, l’eau, l’électricité, l’approvisionnement et la maintenance nécessitent des apports financiers qui ne sont pas toujours au rendez-vous.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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