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    Suicides en série: France Télécom fait un geste

    Par L'Economiste | Edition N°:3122 Le 06/10/2009 | Partager

    . Gel des mutations jusqu’à fin 2009 et changement au top management . Ces suicides mettent sur la sellette ses méthodes de managementFrance Télécom, fragilisée par une vague de suicides, a fait un pas vers ses salariés en annonçant hier, lundi, le remplacement du numéro deux du groupe et une prolongation jusqu’à la fin de l’année du gel des mutations, à la veille d’une journée d’actions des syndicats. Louis-Pierre Wenes, directeur général adjoint en charge des opérations France, a présenté sa démission à Didier Lombard, qui l’a acceptée. L’homme, qui avait focalisé l’animosité des syndicats reste toutefois conseiller du président, a précisé la direction. « Rien ne justifie que des hommes et des femmes mettent fin à leurs jours. Hier comme aujourd’hui, je ne peux l’accepter », a déclaré Wenes dans un courrier interne aux salariés. Les syndicats se sont félicités de ce départ: «On a réussi», s’est réjoui Patrice Diochet (CFTC), estimant que c’était la première mesure pour montrer la volonté de France Télécom de changer le mode de management de l’entreprise. Première avancée sur ce point, la direction, qui avait annoncé début septembre la suspension des mobilités de salariés jusqu’au 31 octobre, va prolonger ce gel des mutations jusqu’à la fin de l’année. Une réponse aux syndicats, qui demandaient un moratoire jusqu’à la fin des négociations sur le stress au travail fin décembre, alors que les cadres ont déjà obtenu la fin des mobilités forcées tous les trois ans. Le remplacement de Wenes par Stéphane Richard, appelé à devenir PDG en 2011, ne rassure cependant pas les syndicats. Ils sont plutôt inquiets de la nomination d’un proche de Sarkozy et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui n’a pas souhaité pour l’instant prendre contact avec les organisations syndicales, ni avant la crise, ni maintenant. Ces suicides en série mettent sur la sellette les méthodes de management du géant des télécoms pour adapter un ancien monopole public, encore composé de 65% de fonctionnaires, au nouveau monde ultra-concurrentiel de la téléphonie et de l’internet. Contrôle très serré des salariés, notamment des temps de pause, pression insupportable pour gagner en productivité, déshumanisation des relations au sein de l’entreprise, les témoignages des salariés de France Télécom, largement diffusés par les médias français, traduisent un profond malaise.A rappeler que l’association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés de France Télécom (Adeas) a souhaité la semaine dernière « un capitalisme à visage humain» dans le groupe, avec des gestes forts comme la baisse du niveau des dividendes ou l’arrêt de distributions de stock-options.M. A. H.

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