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    Economie

    Subvention des farines libres
    Les minotiers préparent des contre-propositions

    Par L'Economiste | Edition N°:2690 Le 10/01/2008 | Partager

    . Les coûts de transport visés en premier. Réunion lundi chez Akhannouch. Restitution avant déchargement?C’est mercredi 9 janvier, que les négociants en céréales se sont réunis avec la commission ministérielle en charge du dossier de subvention des farines libres. Au menu, la discussion des modalités pratiques de la mise en œuvre du mécanisme retenu, en l’occurrence la restitution à l’importation des blés. Car, comme nous l’avons annoncé dans notre édition du 8 janvier, la formule avait reçu l’aval des importateurs lors de la réunion tenue lundi dernier à Rabat avec le ministre de l’Agriculture et à laquelle avait aussi pris part la profession meunière. Cette dernière, faut-il le rappeler, avait demandé un répit pour mener les concertations d’usage et le cas échéant formuler des contre-propositions. De source proche du dossier, le grand point d’achoppement a trait aux frais d’approches et en particulier les frais de transport entre le port et le moulin. Pour les meuniers, il s’agit «d’unifier le prix du quintal de blé rendu minoterie». Et pour cause ! Ils sont tenus de livrer la boulangerie à un prix seuil fixé à 350 DH/q de farine. Là-dessus, le gouvernement est catégorique: le prix du pain de base ne devrait en aucun cas augmenter. Or, le mécanisme retenu prévoit une compensation des frais de transport sous forme d’un forfait variable selon la distance entre le port et la minoterie. Ce forfait varie entre 0 et 16 DH/q. «Son application est jugée porteuse de dysfonctionnements dans la mesure où il y aurait des avantagés et des laissés-pour-compte», commente un professionnel. Tous les moulins ne sont pas à proximité des ports. «Et les ports qui seraient les mieux fournis en produits de qualité ne seront pas forcément les plus proches des grands centres de consommation», renchérit un autre minotier. En somme, estiment les professionnels, la plupart des minoteries marocaines vont être obligées de se faire livrer à partir des ports de Casablanca, Jorf Lasfar, Safi et Agadir. Du coup, les régions de Fès-Meknès, Tiznit, Ouarzazate et de l’Oriental seront défavorisées, disent-ils. Elles auraient à s’acquitter d’un surplus de transport voisin du plafond du forfait. Et en attendant la prochaine récolte, tous les moulins sont excentrés, faute de blé d’origine locale. C’est l’essentiel de l’argumentaire développé par les professionnels de la minoterie. Pour le moment, la concertation va bon train. L’objectif est d’arrêter une position d’ici lundi prochain pour la débattre le jour même avec la commission interministérielle.Celle-ci est présidée par le secrétaire général du département de l’Agriculture et regroupe tous les autres ministères concernés. Pour rappel, le système instauré le 27 septembre dernier, par décret, visait la subvention à l’achat par les minoteries industrielles du blé tendre destiné à la fabrication des farines libres. Il devait expirer le 31 décembre. Mais une prorogation de fait a été induite à travers le lancement de nouveaux appels d’offres portant sur l’importation d’importantes quantités. Avec à la clé des livraisons allant au-delà de janvier 2008 (www.leconomiste.com). Or, ce système mis en place dans la précipitation sous l’effet d’une conjoncture toute particulière -période électorale et flambée du marché mondial des céréales- a vite montré ses effets pervers. Il était basé sur un prix de cession fixé à 250 DH/q rendu minoterie. Et la différence entre ce prix et le coût réel est restituée aux négociants en céréales après coup. Mais dans la pratique, les importateurs se sont retrouvés avec des stocks pléthoriques non enlevés par les minotiers et partant non rémunérés par l’Etat. A en croire la profession, les arriérés cumulent plus de 2,5 milliards de DH. Un état de fait dénoncé par les importateurs. En quoi consiste le nouveau mécanisme ? Il s’agit de déterminer un prix cible à l’importation sur la base des cotations mensuelles. La différence qui en résulte par rapport au prix de cession à la minoterie serait restituée aux importateurs. De source proche du dossier, le calcul du prix de revient à l’importation sera fait sur la base de 50% origine européenne et 50% américaine. Il englobe le prix du blé, le fret ainsi que les frais d’approche incluant la marge. Les négociants en céréales proposent que la date de restitution soit celle d’arrivée en rade de la marchandise attestée par la capitainerie du port. Histoire de «toucher son blé» avant de décharger la cargaison.A. G.

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