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Seulement 10% des entrants réussiront le bac

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

La rentrée scolaire 1998-99 a accueilli 4,7 millions d'élèves et près de 6.000 nouveaux enseignants au niveau du public. Côté privé, les chiffres ne sont pas encore disponibles.


Ils étaient près de 620.000 petits (citadins et ruraux) à découvrir l'école pour la première fois le 16 septembre. Au total, 4,7 millions d'élèves ont pris le chemin de l'école cette année contre 4,4 l'année dernière, soit une évolution de 7%. Les chiffres de l'enseignement privé ne sont pas encore disponibles. Durant l'année scolaire 1997-98, le secteur privé avait accueilli 215.000 élèves au niveau de l'enseignement primaire et secondaire.
Dans le public, c'est le cycle fondamental qui absorbe la part du lion avec 4,3 millions d'élèves: 3,3 millions pour le premier cycle fondamental et plus d'un million pour le second cycle (collège).
Du côté de l'enseignement secondaire, les effectifs prévus s'élèvent à près de 422.000 élèves, soit une progression de 5,8% par rapport à l'année précédente.

L'année dernière, les résultats des examens, en particulier ceux conditionnant les flux entre différents cycles, se sont établis en moyenne à 83% de passage au second cycle fondamental, 44,6% de réussites à l'examen d'accès au secondaire et près de 67% au baccalauréat (uniquement pour les candidats des établissements publics). A noter que les classes préparatoires aux grandes écoles ont enregistré des résultats satisfaisants aux concours nationaux avec 78,7% de réussites aux épreuves écrites et près de 40% aux concours français.

2.000 salles supplémentaires


Pour répondre à ces nouveaux besoins, le Ministère de l'Education Nationale a prévu des constructions supplémentaires cette année: près de 4.000 nouvelles salles, dont la grande partie est destinée au premier cycle fondamental (3.226 salles). Elles offriront plus de 108.000 places. Le deuxième cycle sera enrichi de 500 salles, soit 20.000 places nouvelles. Enfin, au niveau secondaire, 175 salles supplémentaires ont été construites. Ce qui lui garantit 7.000 nouvelles places. A cela s'ajoute 300 unités supplémentaires qui s'inscrivent dans le cadre du programme d'urgence pour le rural.
Pour sa part, le corps enseignant s'est élargi avec près de 6.000 lauréats issus des centres de formation.
Ainsi, 5.000 diplômés des centres de formation des instituteurs (CFI) renforcent cette année le corps des instituteurs. Près de 1.370 enseignants issus des centres pédagogiques ont été affectés au 2ème cycle fondamental. Enfin, 1.045 nouveaux lauréats ont rejoint le corps des professeurs du secondaire.

En outre, cette année, 148 nouveaux inspecteurs, issus du Centre de Formation des Inspecteurs, ont rejoint les rangs auxquels s'ajoutent 122 lauréats du Centre d'Orientation et de Planification de l'Education.
En réalité, les taux bruts de scolarisation du Maroc comparés aux pays en développement accusent un retard de 20% pour l'enseignement primaire et 10% pour le secondaire (collèges et lycées), révèle le rapport mondial de l'éducation de l'Unesco. Sur 100 enfants de 7 ans, 85 accèdent à l'école, 45 atteignent le collège, 32 terminent les études fondamentales, 22 accèdent au secondaire, 17 atteignent la dernière année du secondaire et enfin 10 obtiennent le baccalauréat. Au niveau qualitatif, la situation n'est guère mieux. Les problèmes se posent avec autant de gravité. "L'analyse du contenu des examens révèle que l'accent est mis sur la mémorisation au détriment des compétences d'investigation, d'analyse et de communication", soulignent des responsables du MEN.
Ainsi, les résultats des examens nationaux montrent que l'acquisition de connaissances est faible, particulièrement en milieu rural. Sur 9 élèves qui accèdent au secondaire, 5 n'ont pas obtenu la moyenne générale. Par ailleurs, l'orientation et la répartition par filière d'études montrent une désaffection des options techno-scientifiques: 51% en lettres, 40% en sciences expérimentales et seulement 5 et 4% en techniques commerciales et en mathématiques. Quelle que soit la branche, il existe des lacunes quant à la préparation à la vie active, à la responsabilité et à l'exercice de la citoyenneté. Pour preuve, les bacheliers aujourd'hui manquent de culture générale(1).

Badra BERRISSOULE

(1) Cf L'Economiste n°345 du 10 septembre 1998.

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