×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Europe

    Secteur privé: Débats chauds sur la mondialisation et la mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Avec la mondialisation des marchés, les entreprises marocaines sont condamnées à activer leur mise à niveau. Mais faute d'un dispositif incitatif cohérent, beaucoup d'entreprises auront des difficultés pour faire le saut.

    Si le tissu économique marocain a peu de temps pour affronter la concurrence mondiale, il manque également d'un arsenal de moyens pour aborder ce cap décisif. Le constat faisant l'unanimité dans les milieux d'affaires même avec les réformes institutionnelles qui s'annoncent a été le mot d'ordre dans plusieurs interventions des participants au séminaire portant sur les atouts et les obstacles au développement du secteur privé(1).
    A travers ce séminaire, l'ambition des organisateurs a été de donner une vision sur la nouvelle problématique du marché à laquelle doivent faire face l'essentiel des entreprises marocaines.
    A ce propos, les avis des invités (tous des hommes de terrain) allaient dans la même direction. Unanimité sur l'urgence des réformes aussi bien auprès des entreprises que des pouvoirs publics qui tardent à se réaliser. Pourtant, plusieurs participants se contentaient d'énumérer les maux de l'entreprise, notamment le déficit aussi bien dans la productivité que dans la qualité et la communication. Les alternatives d'action n'ont pas été pour autant bien développées. Sur la liste des contraintes de l'entreprise marocaine citées par les participants figurait en premier plan la complexité de l'environnement local. "La structure du marché marocain commence à se transformer. Ce n'est plus la distinction marché local ou à l'export. C'est la concurrence mondiale qui s'annonce. Constitué de grandes, moyennes et petites entreprises, le marché marocain est inondé par des micro-entreprises invisibles qui constituent l'essentiel de la production nationale", tient à souligner M. Hamid Bouidar, vice-président de la commission financière de la CGEM.
    Ces micro-entreprises relevant dans leur majorité du secteur informel menacent par leur concurrence déloyale le développement des entreprises structurées. D'où l'urgence d'activer l'application du texte de loi sur la concurrence actuellement en préparation.

    Quelle mise à niveau


    "Dans l'état actuel des cho-ses, il est difficile de bouleverser cette situation", constate avec pessimisme M. Bouidar. Pour conforter son approche, il met en avant les enjeux sociaux liés à l'activité des micro-entreprises informelles. Pour régler cette situation, M. Bouidar suggère de développer une approche plus délicate. Celle-ci consiste à amener progressivement ces entreprises à se doter d'un statut formel. A ce niveau, il faut reconnaître que ces structures manquent aussi de visibilité. "Ce rôle devrait être rempli par les chambres d'industrie et de commerce. Pis, il est constaté des dérives dans leurs actions", déplore M. Bouidar sans pour autant indiquer leur nature.
    Mise à part la nouvelle logique du marché qui s'annonce, il était question lors de ce séminaire de dresser les conditions essentielles pour garantir le succès de la mise à niveau. "Le comportement du chef d'entreprise doit être transparent, éthique et exemplaire. Il faut passer à l'étape des fusions et des concentrations. Il nous faut des groupes de leaders autour desquels doivent se greffer des petites entreprises...", énumère sur un ton optimiste M. Kamil Benjelloun, président de la Commission Compétitivité et Progrès de l'Entreprise à la CGEM. De son côté, M. Michael Langstaff, directeur d'Euro-Maroc-Entreprise place le débat à un autre niveau. "II faudra mettre l'accent sur les entreprises marocaines capables de réussir la mise à niveau". Son organisation dont les missions sont financées par la Communauté Européenne aide les entreprises qui le souhaitent à faire leur mise à niveau.

    Mohamed DOUYEB

    (1) Séminaire organisé par la Banque Mondiale, le Centre d'Etudes et de Recherches Aziz Bellal et la CGEM les 26 et 27 janvier.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc