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Politique

Sahara: Le gouvernement se réconcilie avec les députés

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. Jettou informe sur le premier round des négociations . Session extraordinaire du Corcas à LaâyouneFinalement, le gouvernement a mis fin aux récriminations des représentants de la nation. Ils lui ont toujours reproché de ne pas les avoir consultés, à défaut de les associer aux derniers pourparlers sur l’autonomie du Sahara. Du coup, le Premier ministre Driss Jettou s’est rattrapé en intervenant, mercredi dernier, sur hautes instructions -il est vrai- de S.M. le Roi Mohammed VI, devant le Parlement pour parler justement de l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc. Et aussi pour faire aux députés un compte-rendu sur le premier round des négociations. Celui-ci, faut-il le rappeler, s’est tenu les 18 et 19 juin à Manhasset dans la banlieue de New York. « Le Maroc s’est engagé dans ce processus pour discuter de l’autonomie et de rien d’autre, en dehors de toutes les options irréalisables qui se réfèrent à des plans antérieurs obsolètes», a souligné Jettou. A travers sa participation, le Royaume cherche à parvenir à un règlement définitif du conflit basé sur «des fondamentaux clairs, à savoir l’attachement aux constantes nationales et aux valeurs sacrées, sa souveraineté et son intégrité territoriale, le souci de préserver les intérêts suprêmes de la Nation et la prise en considération des spécificités régionales». La résolution 1.754 du Conseil de sécurité de l’ONU, sur la question du Sahara, a donc marqué «une rupture radicale avec les plans et propositions antérieurs» et tracé clairement «la voie à suivre pour mettre fin au conflit», a-t-il affirmé. Le Premier ministre a, d’autre part, expliqué que l’initiative prévoit que le système d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine «soit soumis à une consultation libre, en conformité avec les dispositions du droit international». Et d’ajouter que le Conseil de sécurité accorde la priorité à la proposition marocaine d’autonomie. Jettou a aussi insisté sur l’option de négociations entre les parties sur des bases bien définies. Histoire de dire que le décor a déjà été planté. «L’initiative, souple et susceptible d’être enrichie, ouvre la voie devant les habitants du Sahara, de façon démocratique, pour gérer eux-mêmes leurs affaires à travers des institutions législatives, exécutives et judiciaires, dotées d’attributions exclusives», a expliqué le Premier ministre. Elle les dote également des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et les habilite à contribuer avec efficience à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume.Driss Jettou a particulièrement mis en exergue le caractère audacieux de cette initiative qui a été à l’origine de la résolution onusienne 1.754. Cette dernière a, elle-même, inauguré un nouveau processus basé, sur le fond, sur la tenue de négociations en toute bonne foi. Les contours de l’initiative ont, selon Driss Jettou, été élaborés dans le cadre d’un processus de concertation et de participation, selon une méthodologie démocratique, sérieuse et bien ficelée, sur les plans national (partis politiques) et local (Corcas). Elle s’est inspirée des propositions pertinentes des Nations unies, des dispositions constitutionnelles et des expériences en usage dans des pays proches du Maroc sur les plans géographique et culturel. Des conclusions sont à tirer de ce premier round des négociations (de Manhasset), la principale résidant dans le fait que le Maroc détient désormais l’initiative sur le plan diplomatique à la faveur de son projet d’autonomie, a affirmé Driss Jettou. Cependant, les autres parties demeurent prisonnières de leurs thèses obsolètes et n’ont pas encore réussi à se défaire de plans révolus, a conclu le Premier ministre.


Session extraordinaire à Laâyoune

Pour éclairer l’opinion publique dans les provinces du Sud, Khalli Henna Ould Rachid préside aujourd’hui vendredi 29 juin une session extraordinaire du Conseil royal consultatif sur le Sahara (Corcas) à Laâyoune. Cette session est consacrée en grande partie au contenu du 1er round des négociations à Manhasset. Sur instructions royales, le Corcas devra aborder les derniers développements de la question de l’intégrité territoriale en présence de chioukhs, représentants des tribus, élus et membres du Conseil. J.E. HERRADI

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