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    Politique

    RNI: Mansouri cède du pouvoir à Mezouar

    Par L'Economiste | Edition N°:3125 Le 09/10/2009 | Partager

    . Un accord arraché à la dernière minute . Un conseil national pour décembreLA stratégie des rénovateurs du RNI a payé. Le président Mustapha Mansouri a fini par signer un document par lequel il délègue le volet organisationnel du parti à Mezouar avec l’aide du bureau exécutif. Les craintes de voir ce parti voler en éclats après la «rébellion» des rénovateurs se sont dissipées. Le RNI sort visiblement de cette épreuve sans dégâts et sans scission. Pour l’un des rénovateurs, le président a fait preuve de sagesse en acceptant de jouer le jeu et sortir sans perdre la face. Il restera président jusqu’au prochain congrès qui devra intervenir avant l’été prochain. Ce 5e congrès du parti qui devra consacrer Mezouar président du RNI avec l’élection de nouveaux membres du bureau exécutif. Auparavant, il faudra convoquer pour décembre prochain le conseil national du RNI afin de débattre de ces rebondissements et surtout décider de la date du congrès. Il est incontestable que la tournure prise s’inscrit dans la logique du respect de la légitimité. Les rénovateurs ont tenu à soigner leur image pour ne pas paraître comme des putschistes qui auraient enrayé la volonté des militants lors du 4e congrès qui avait porté Mansouri à la tête du RNI. En tout cas, pour plusieurs observateurs la réussite de ce mouvement correctif sera jugée à l’aune de la mise en œuvre du projet de société dont on parle depuis près d’un mois. Il est indéniable que ce dénouement positif a failli capoter à la dernière minute. En effet, l’accord conclu entre Mansouri et les rénovateurs la veille prévoyait que le président renonce à toutes ses attributions pour les confier à Mezouar en attendant son départ définitif lors du prochain congrès. Mais mercredi soir à Rabat, au moment de l’annonce de cet accord en présence des membres des deux groupes parlementaires du parti, Mansouri leur annonce ne pas avoir signé le document en question et qu’il n’était pas urgent de le faire. Mezouar perd son calme et l’accuse de ne pas tenir ses engagements de la veille. Flottements et dispersions des parlementaires et des ministres. Dans cette phase, Mansouri semble retourner la situation à son avantage. L’expérience politique face à la ferveur de la plupart des ministres contestataires qui restent novices dans le domaine. Ils sont venus annoncer la nouvelle aux parlementaires de leur parti et à la presse sans avoir le document signé par le président. D’ailleurs, on a vu certains ministres mal à l’aise dans un contexte politicien marqué par la tension et les renversements de situations. Pour sortir de l’impasse, une autre réunion des membres du bureau exécutif est organisée dans une salle de l’hôtel dans la précipitation.Mansouri a fini par signer l’accord en l’ayant amendé à sa faveur. Il devait déléguer tous ses pouvoirs. Il a fini par ne confier à Mezouar que l’aspect organisationnel. Mais, le président a dû mesurer le fossé qui le sépare de son état-major fidèle hier, adversaire aujourd’hui. Il a compris qu’une page de l’histoire du RNI était tournée. Il s’est retrouvé seul, sans le moindre soutien à l’exception de son fidèle Khalili, actuellement secrétaire général de la Chambre des représentants. Et la conférence de presse annoncée via une agence de pub a été annulée.Mansouri trouvera les mots pour positiver une situation qui lui est défavorable: «Cette décision est une réponse à la situation que traverse le parti depuis le début du mouvement des rénovateurs et aux rencontres entre des dirigeants du RNI pour parvenir à une solution consensuelle. Certains dirigeants ont demandé à les associer davantage dans la gestion des affaires du RNI tout en leur accordant des attributions supplémentaires». Visiblement, sa décision est motivée par le souci de préserver l’unité du parti et de faire face à tout ce qui peut l’affaiblir en vue de mieux préparer les échéances de 2012.


    Les fautes de Mansouri

    Mansouri a payé principalement pour trois fautes graves commises au cours de la dernière période de sa présidence. Elles lui ont coûté sa place et son avenir politique. Il devra également quitter en avril prochain son poste de président de la Chambre des représentants. La première faute est relative au PAM, son allié. «Le PAM ramène le Maroc en arrière, aux années de plomb». Cette phrase, attribuée à Mansouri lors d’une réunion du bureau exécutif et qu’il réfute, a pesé de tout son poids dans le mouvement qui a fini par le balayer de la scène politique. Tout le monde sait que Mansouri a franchi la ligne rouge sachant les efforts déployés ces dernières années à solder l’épineux dossier des droits de l’homme. Mansouri commet une autre faute lorsqu’il «attaque les institutions» à la suite de l’évocation du nom d’un ex-député du RNI dans une affaire de trafic de drogue. Il crie au complot et la publication du communiqué «mettant en cause des institutions de l’Etat» a mis le feu aux poudres. Les ministres RNI ont été révoltés de n’avoir pas été associés à la rédaction de ce communiqué. Ils se défendent d’être des «marionnettes, mais des ministres politiques». Et la goutte qui a fait déborder le vase concerne les alliances contractées par le RNI avec le PJD. On ne lui pardonnera pas cet écart. Dans certaines villes, le parti n’a pas levé le petit doigt pour soutenir un dirigeant du RNI arrivé en tête lors des communales. C’est le cas de Tétouan qui a vu la mairie filer sous le nez de Rachid Talbi Alami pour tomber dans l’escarcelle du PJD alors que sa liste est arrivée largement en tête.Mohamed CHAOUI

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