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    Finances-Banques

    Résultats 2010: Maroc Telecom reste solide

    Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
    Le chiffre d’affaires s’apprécie de 4,3% à 31,7 milliards de DH
    L’opérateur toujours généreux envers les actionnaires
    Maroc Telecom, premier contribuable du Maroc

    «Non seulement nous stabilisons nos revenus, mais nous les améliorons», répond Abdeslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom, aux analystes et aux observateurs concernant les résultats de l’entreprise

    C’est avec une certaine satisfaction qu’Abdeslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom, a présenté les résultats de l’entreprise le 22 février à Casablanca. Certains observateurs et analystes tablaient sur une baisse des résultats de l’opérateur, notamment avec la recrudescence de la concurrence. «Non seulement nous stabilisons nos revenus, mais nous les améliorons», lance Ahizoune. Il n’empêche que la filiale de Vivendi doit s’accommoder à de légères hausses, concurrence oblige.

    Filiales africaines

    L’an dernier, la première capitalisation du Masi a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 31,7 milliards de DH en hausse de 4,3%. Le résultat opérationnel s’apprécie pour sa part de 2,3% à 14,3 milliards de DH. La marge opérationnelle ressort à 45,3%. La filiale de Vivendi rattrape la baisse de 4,1% du résultat net part de groupe (RNPG) enregistrée au premier semestre pour atteindre 9,5 milliards de DH en avance de 1,2%. L’opérateur prévoit une distribution de dividendes de 9,3 milliards de DH, soit 10,58 DH par action. Les dividendes seront mis en paiement à partir du 31 mai 2011. A la clôture des marchés boursiers le mardi, l’action Maroc Telecom gagne 0,69% à Casablanca. Il enregistre un flux transactionnel de 75 millions de DH. En revanche, des prises de bénéfices font baisser le cours de 0,15% à 13,75 euros à Paris.
    Maroc Telecom a généré, sur le marché domestique, un chiffre d’affaires de 26,1 milliards de DH en hausse de 1,7%. N’en doutons pas, l’effet concurrence joue pleinement sur les chiffres de Maroc Telecom. Mais il dispose d’une marge de manœuvre supplémentaire avec l’apport de ses filiales africaines. Leur contribution au revenu du groupe a atteint 17,7% en 2010 contre 12,8% en 2008. L’objectif est d’atteindre 30% à terme, révèle le PDG de Maroc Telecom. Leur part dans l’Ebitda du groupe ressort à 12,9% en augmentation de 5,9 points depuis 2008. Les revenus de Maroc Telecom progressent de 7,1% en Mauritanie (1,1 milliard de DH), de 6,5% au Burkina Faso (1,8 milliard de DH) et 25,1% au Mali (1,5 milliard de DH). En revanche, le chiffre d’affaires baisse de 14% au Gabon à 1 milliard de DH. Ahizoune explique ce résultat en partie par l’étroitesse du marché - 4 opérateurs pour une population de 1,5 million d’habitants - et la présence d’un opérateur indien Airtel qui pratique une politique de prix low cost. De plus, «le climat n’était pas assaini pour nous à l’époque parce que nous n’avions pas encore réalisé le closing de l’opération. C’est chose faite maintenant et nous pouvons voir l’avenir de manière sereine», relève la patron de Maroc Telecom.
    Par ailleurs, l’opérateur confirme les discussions avec l’Etat béninois pour l’acquisition de 57% de Benin Telecom. Des négociations sont également en cours pour une prise de participation dans Bell Benin, un opérateur privé. Il s’agira ensuite de fusionner les deux entités après la conclusion des deals, révèle Ahizoune.
    A fin 2010, le parc clients mobile au Maroc s’est établi à 16,8 millions en progression de 10,6%. Maroc Telecom cède tout de même du terrain à la concurrence. Ses parts de marché reculent de 7,5 points à 53%. Le revenu moyen par client baisse également de 4,7% à 93 DH. Il reste cependant nettement supérieur comparé à ceux des autres acteurs du marché.
    Sur les autres segments, Maroc Telecom revendique une part de marché de 56% sur l’ADSL et la 3G. En l’espace d’une année, le parc clients 3G a dépassé celui de l’ADSL à respectivement 549.000 et 497.000 clients contre 174.000 et 469.000 à fin décembre 2009. Selon Ahizoune, «l’ADSL est incompris au Maroc, alors qu’il offre un meilleur accès à internet. La clé 3G est plus utile pour un petit usage. C’est également un partage de capacité avec des débits qui baissent fortement à certaines heures. Stratégiquement, Maroc Telecom a investi dans ce qu’il y a de mieux, c’est-à-dire l’ADSL». Ce qui explique en partie «une arrivée tardive de Maroc Telecom sur le créneau de l’internet 3G. D’où la part de marché qui est la nôtre actuellement», ajoute-t-il.

    Engagements

    Maroc Telecom a investi 6,2 milliards de DH en 2010, en augmentation de 12% sur un an. Les parts consenties au Maroc baissent, en revanche les investissements dans les filiales ont représenté 41% de leur chiffre d’affaires. Ils ont atteint 2,2 milliards de DH soit une hausse de 110% en une année.
    Au-delà du business, Maroc Telecom est l’un des plus gros pourvoyeurs de recettes à l’Etat. Il a versé en 2010, 9,3 milliards de DH dont 3,4 milliards au titre de l’impôt sur les sociétés (IS). C’est également l’un des plus gros mécènes de la place. Son action sociale est de plus en plus mise en avant. «Nous avons pris en charge la couverture de 7.300 localités enclavées», souligne Ahizoune. Maroc Telecom a également instauré depuis quelques années un prix de l’excellence qui récompense chaque année les 80 meilleurs bacheliers.

    Franck Fagnon

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