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International

Rémunérations des dirigeants: Débat relancé

Par L'Economiste | Edition N°:2870 Le 29/09/2008 | Partager

. Les parachutes dorés dans le collimateur de l’UE. Les ministres des Finances aborderont la question le 7 octobreLA crise mondiale sur les marchés relance en Europe le débat sur la limitation des salaires des dirigeants d’entreprise et des opérateurs du système financier, que certains veulent ériger en nouvelle priorité dans leur croisade pour moraliser le capitalisme. «On peut parler de schizophrénie quand le système de rémunération et de motivation des banques stimule la chasse aux profits, sans prendre en compte les risques. Nous voulons changer cela», a déclaré la semaine dernière le ministre des Finances allemand Peer Steinbrück. «Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales», a déclaré pour sa part le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, qui préside actuellement l’UE, lors de son discours de politique économique à Toulon.Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, au nom de la présidence française de l’UE, et le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia avaient déjà indiqué qu’il fallait se pencher sur ce sujet. Les ministres des Finances aborderont la question dès leur prochaine réunion le 7 octobre. Même le Royaume-Uni, où est basée la première place financière européenne, la City de Londres, prend ses distances avec la loi du marché en la matière: le ministre britannique des Finances Alistair Darling a souhaité que les bonus soient vus désormais comme la récompense d’un comportement favorisant la stabilité des institutions financières. Dès 2004, la Commission européenne avait recommandé un meilleur contrôle des rémunérations. Elle avait invité les gouvernements de l’UE à «veiller à ce que les sociétés publient des informations» sur la rémunération de leurs administrateurs et à ce que les actionnaires «puissent exercer un contrôle adéquat sur ces questions». Mais à ce jour, seuls quelques pays européens ont pris des mesures pour mieux contrôler les rémunérations des dirigeants. Il s’agit en particulier des Pays-Bas, dont le gouvernement a proposé plusieurs mesures fiscales.En France, les députés ont aussi adopté à l’automne 2007 des mesures pour encadrer les parachutes dorés. De même, la législation sur les stock-options a été durcie. Mais avec la crise financière, les dirigeants européens semblent aujourd’hui vouloir aller plus loin. «Il y a deux axes de réflexion possibles, les salaires des patrons et les rémunérations des opérateurs financiers, ce deuxième sujet étant beaucoup plus difficile à appréhender», souligne un diplomate européen, précisant que «la forme que pourrait prendre une initiative n’est pas évidente». «Il y a une palette d’instruments assez vaste, plus ou moins contraignants. Il n’est pas sûr que les Etats veuillent légiférer au niveau européen», estime-t-il.En mai dernier, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait annoncé que les pays européens examineraient des mesures à prendre «pour lutter contre les excès» de certains salaires. Mais cette déclaration est restée sans suite.


Les Pays-Bas en avance

LES Pays-Bas sont les premiers à s’attaquer aussi directement au problème des salaires des patrons, jugés souvent exorbitants et injustifiés par l’opinion publique. Les mesures concernent les «parachutes dorés» et les primes ouvrant artificiellement le droit à une retraite confortable. Elles mettent fin à une niche fiscale permettant aux gestionnaires de fonds d’investissement de ne payer que très peu d’impôts. Leur entrée en application devrait rapporter 60 millions d’euros au fisc dès 2009. Annoncées par le gouvernement en mars, elles ont été adoptées par la chambre basse du Parlement le 9 septembre et devraient être votées à la chambre haute cet automne. Elles doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2009.Synthèse L’Economiste

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