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Politique Internationale

"Basic Instinct": La perversion féminine jusqu'au crime

Par L'Economiste | Edition N°:62 Le 14/01/1993 | Partager

"Basic Instinct" arrive dans les salles de cinéma de Casablanca et de Rabat.
Pourquoi "Basic Instinct" a fait un "tabac" aux Etats-Unis et en Europe? Parce que le réalisateur, Paul Verhoeven, a inventé une histoire provocante faite de violence et de sexe et que le mélange Eros-Thanatos a encore du succès. Parce qu'il met en scène des acteurs plus "hot" que jamais. A cause aussi d'une femme écrivain bisexuelle, qui a mis en rage tous les "gays" et les ligues féministes. C'est, dit-on, le film le plus "hard" de la décennie.

Après "Liaison Fatale", Michael Douglas se retrouve encore une fois dans les filets d'une belle dame perfide, qui lui fera découvrir les deux facettes du plaisir pervers et de la violence "démoniaque".

...San Francisco. Un ex-rocker célèbre se livre à quelques ébats avec une créature de rêve dont on ne découvre que la chute des reins. Au moment "crucial", la jeune compagne de nuit le poignarde de 31 coups de pic à glace (original!), après lui avoir attaché les mains d'une écharpe en soie blanche. Les mains nouées rappellent ici les célèbres pages sado-maso, où la victime des jeux érotiques est habituellement une femme. Le film inverse les rôles. Tout le jeu est mené par une femme perverse, intellectuelle de surcroît et "tueur génial".

L'inspecteur, Nick Curran (Michael Douglas), au passé assez chargé, mène l'enquête. Il est fasciné par Catherine Tramell (Sharon Stone), riche et brillante romancière, bisexuelle, qui décrit le crime dans un de ses romans. Elle était la maîtresse de la victime... Envoûté, Curran la soupçonne du meurtre sans se rendre compte qu'elle l'entraîne dans un vertigineux labyrinthe de plaisir et de violence...

Tout le film est une "hypertension", une "crispation des mâchoires": le spectateur succombe à l'ambiance "perverse". C'est aussi une excellente intrigue policière, portée par un excellent jeu des acteurs. Un film très "physique". à la fois sur le plan des prouesses techniques (cascades, poursuites dans les virages et les routes vertigineuses), que dans les rapports entre les principaux acteurs.

"Basic Instinct: un crime brutal, un tueur génial, un flic attiré par le mal", voici comment le présente l'affiche.

Il n'y a pas d'amour dans "Basic Instinct", sinon entre deux femmes. Ce qui ne fait que redoubler la fascination de l'inspecteur.

Michael Douglas incarne un homme qui a tout perdu, sa foi, sa confiance en lui et dans le système. Un homme au bout du rouleau. Catherine Tramell le poussera à bout, bouleversera toutes ses idées et l'attirera dans ses filets, jusqu'à ce qu'il l'ait "dans la peau".

Contrairement à son rôle dans "Wall Street" où, cynique et conquérant, il incarne le "JR" du cinéma américain moderne, où c'est lui qui mène le jeu, dans "Basic Instinct", son rôle est essentiellement passif. Il n'a pas d'initiative, il ne fait que réagir à ce qui se passe autour de lui. C'est la victime consentante, attirée par le "mal". Son passé chargé de victimes lui vaut le surnom de "flingueur". Il est aussi complètement imprévisible, comme un volcan prêt à exploser.

La grande découverte de ce film est Sharon Stone. Elle donne à chacune de ses apparitions une insolence et une volupté pleine de promesses. C'est une superbe blonde à la fois de glace et de feu, au regard de fauve. De plus, elle cumule certains atouts: la beauté, l'intelligence et un engouement particulier pour le sexe. Le film la montre perfide, machiavélique, La Perverse incarnée. C'est un personnage totalement déconnecté de la réalité. Une autre femme fait partie du jeu: une psychologue de la police, ancienne "amie" de l'inspecteur qui n'hésite pas à la "Malmener" sauvagement. Le principal patient de cette brune brûlante est Michael Douglas, avec qui elle expérimente une forme de psychothérapie très "hard". Le clou de l'enquête est l'interrogatoire dans les locaux de la police où Catherine Tramell décroise les jambes et montre son intimité à cru.

Le titre du film semble par ailleurs un pléonasme. En effet, les instincts ne sont-ils pas tous basiques?

Sur ce point, l'un des moments forts et "étouffants" du film se déroule dans une boîte de nuit où tous les instincts, les plaisirs primaires se déchaînent sur musique et danse démoniaques.

Pas d'amour, pas de sentiments dans le film de Paul Verhoeven. Un mélange de vices et de beauté qui entraîne chez le spectateur un sentiment ambigu de fascination et de répulsion.

Meriem OUDGHIRI

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