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Prêt-à-porter: YSL tire sa révérence

Par L'Economiste | Edition N°:461 Le 11/03/1999 | Partager

· Après New York et Milan, Paris présente ses défilés

· Le luxe français menacé par la contrefaçon


Les défilés de mode new-yorkais et milanais ont remporté tous les suffrages. Depuis le 7 mars, Paris présente à son tour sa farandole de défilés, mais pour la première fois ferme le ban de la saison. Pour les détracteurs, cela tombe comme un couperet et signe le déclin de la capitale française comme étant la plaque tournante de la mode.
Paris apprend donc à partager les sunlights et accueille pendant une semaine les défilés (140 en tout) de prêt-à-porter de créateurs internationaux de tous bords, avec une préférence affichée pour des jeunes entre 20 et 35 ans. Cela n'empêche pas les grandes marques anglaises et japonaises de venir se montrer dans la capitale.
Par ailleurs, les décideurs du luxe français tels que MM. Pierre Bergé, directeur de la maison de couture YSL, et Bernard Arnault, patron de LVMH, malgré leur savoir-faire, ont dû céder la place aux maisons américaines qui, elles, disposent de savoir-vendre. En effet, signale le journal français Libération, membre du réseau World Media, les maisons américaines ont doublé tout le monde en ouvrant le bal des défilés raflant ainsi la plus grosse partie des commandes.

Jeunes talents


Ces huit jours seront donc marqués par la frénésie qui entoure les défilés, et toute la presse internationale s'est donné rendez-vous à Paris. Près de 2.500 journalistes et rédacteurs, 403 photographes et 99 radios et télévisions du monde entier médiatisent l'événement.
C'est ce moment qu'a choisi Yves Saint-Laurent pour quitter la scène. Après trente trois ans de succès, son prêt-à-porter sera pour la première fois l'oeuvre d'un autre créateur, Alber Elbaz, choisi il y a quelques mois par Pierre Bergé comme successeur au couturier. Celui-ci a expliqué au dauphin officiel de YSL que la culture de la maison est très forte et qu'elle a accompagné le combat des femmes à travers les époques. "Succéder à un mythe vivant n'est pas une mince affaire", déclare M. Bergé. YSL n'assistera pas au défilé.
Durant cette semaine, il y aura des révélations telles que les collections présentées par Gilles Dufour, ancien bras droit de Karl Lagerfeld, aujourd'hui chez Balmain, ou le jeune créateur hollandais Ronald Van Der Kemp qui travaille pour Guy Laroche.
Si la haute couture est un vivier d'idées, le prêt-à-porter et les accessoires représentent la principale activité des maisons de mode. Mais, rançon de la gloire, elle est de plus en plus menacée par la contrefaçon. Elle constitue pour l'économie française une grave menace parce qu'elle amène les entreprises à engager de gros frais pour la surveillance et la défense de leurs marques dans le monde entier. La Fédération Française de la Couture annonce que l'ensemble des maisons ont généré en 1997 un chiffre d'affaires de 10 milliards de DH (dernier chiffre connu) se répartissant de la façon suivante: 6% pour la haute couture, 37% pour le prêt-à-porter féminin, 14% pour la mode masculine et 43% pour les accessoires qui, il ne faut pas l'oublier, masquent le déficit de l'activité couture des maisons. 76% des ventes sont réalisées à l'export.

Radia LAHLOU (AFP)


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