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    Pourquoi les comptables agréés cherchent à amender la loi 15/89

    Par Mohamed ZERHOUNI, président des comptables agréés par l'Etat du Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:741 Le 06/04/2000 | Partager

    . La finalité est d'unifier les professions de chiffres et de les rendre plus fortes

    Contrairement aux allégations avancées par un groupe d'experts-comptables, les comptables agréés précisent que le titre est régi par le décret 2-92-837 qui crée les conditions d'accès à leur titre comme suit:
    - Au moins un diplôme de l'ISCAE ou une licence en gestion.
    - Au moins cinq années d'exercice de la profession comptable.
    Forts de leur légitimité, ils ont présenté au Parlement un amendement de la loi 15/89 créant la passerelle d'accès au titre d'expert-comptable après huit années d'expérience. Cette passerelle est conçue conformément aux dispositions des législations étrangères et aux standards internationaux. La réaction énergique de l'Ordre des Experts-Comptables à cette proposition ne se justifie que par le desirata d'un groupement d'experts qui cherchent à garder la mainmise sur toute l'économie du pays, d'ailleurs sur les 220 experts-comptables inscrits à l'Ordre, 75 seulement disposent d'un diplôme d'expertise, les autres, sont tous passés par la passerelle.
    Le Maroc n'est ni mieux ni moins loti que tous les autres pays qui ont adopté les mêmes règles de passerelle. En France, les comptables agréés ont été intégrés progressivement sans que la profession ne souffre d'aucun discrédit. Au contraire, elle s'est fortifiée et renforcée par toutes les compétences de ses membres.

    Blocage


    Les exemples au niveau d'autres pays sont multiples. L'attitude de certains experts ne relève que de l'égoïsme et de l'esprit de rejet à l'égard même de leurs propres membres, les missions d'audit et de commissariat aux comptes ne profitent qu'à une dizaine de cabinets, les autres souffrent le martyre dans leur propre métier.
    L'Ordre des Experts-Comptables a été saisi, depuis plus d'un an, d'un projet de loi sur la profession des comptables agréés. Il n'a manifesté aucune réaction, bien au contraire, il s'est laissé entraîné dans un processus ignorant et méprisant le corps des comptables agréés. Malgré toutes les tentatives menées pour unifier les deux corps, malgré aussi la médiation du Ministère de tutelle, le processus a toujours avorté. Devant ce blocage, les comptables agréés n'ont d'autre choix que de s'adresser à l'institution parlementaire. La finalité de leur projet est d'unifier et de réguler les deux corps, cette unification permettant de créer une profession unie et forte, pratiquant les mêmes normes et soumises aux mêmes obligations. C'est en s'imposant des exigences professionnelles rigoureuses que l'Etat, les entreprises et la profession trouvent un intérêt, le monopole de la profession entre les mains d'une poignée de personnes allant à contre sens du bien de la profession et de la nation. La question est certes épineuse, mais le dialogue et la concertation sont en mesure de rendre à la profession son prestige et sa dignité. Encore faut-il que les responsables de l'Ordre les mènent avec respect, responsabilité et surtout beaucoup de bonne foi et de désintérêt. Ils doivent s'inscrire dans une perspective globale en considérant l'intérêt de la nation et de la profession.

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