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    International

    Poste japonaise: Une privatisation à double tranchant

    Par L'Economiste | Edition N°:2131 Le 17/10/2005 | Partager

    La privatisation de la Poste japonaise est présentée par ses promoteurs comme la réforme suprême qui dynamisera l’économie nippone. Mais l’irruption sur le marché de ce gigantesque concurrent risque aussi de déstabiliser le secteur bancaire actuel, soulignent des analystes. Le projet de privatisation, définitivement adopté vendredi 14 octobre par les sénateurs nippons, prévoit de scinder la Poste en quatre entités: courrier, épargne, assurance-vie et gestion des quelque 24.700 bureaux de poste. Le processus de privatisation doit commencer en 2007 et s’achever en 2017. La Poste est dépositaire de quelque 355.000 milliards de yens (2.640 milliards d’euros) d’épargne et d’assurance-vie, plus que ce que gèrent les trois principales banques privées japonaises réunies, ce qui fait des services postaux nippons la plus grosse institution financière au monde. Ces sommes colossales sont pour l’instant massivement investies dans des bons du Trésor à faible rendement. Selon le Premier ministre libéral, Junichiro Koizumi, la privatisation permettra de réorienter une partie de cette manne vers des actions ou obligations du secteur privé, ce qui apportera un flux d’argent frais à l’économie et stimulera les investissements. Un scénario idéal qui laisse bon nombre d’économistes sceptiques. «Le fait qu’il y ait beaucoup d’argent investi dans des bons du Trésor ne changera pas après la privatisation. C’est le résultat de la faible demande de fonds de la part de l’économie japonaise. On investit dans des bons publics parce que l’offre du secteur privé est insuffisante», souligne Naohiko Jinno, économiste à l’Université de Tokyo. Synthèse L’Economiste

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