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Pollution atmosphérique
Casablanca surveille son air

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Des stations pour mesurer la qualité de l’air. La ville en compte cinq, l’idéal serait quarante. Le plan d’action attendra la fin de la phase d’observationCasablanca est-elle la ville la plus polluée du Maroc? On ne peut que le supposer. Mais actuellement, il est impossible d’évaluer scientifiquement l’air qu’on respire. C’est pourquoi la ville s’est équipée de cinq stations de mesure de la qualité de l’air. Elles sont disposées un peu partout à travers la région. Dans le centre-ville, le CHU Ibn Rochd, Aïn Sebaâ, Sidi Othman et Mohammédia. C’est loin d’être suffisant. Pour exemple, l’Ile de France compte plus de 80 stations de mesure. Youssef Bel Abbas, chef de la division Environnement, hygiène et santé à la wilaya confirme que ce dispositif est à renforcer: «Chaque station mesure son environnement immédiat. Il faut donc en installer un grand nombre afin de parvenir à une mesure significative». Il a ajouté que c’est sur la multiplication de ce réseau que travaillent les autorités actuellement à travers des partenariats avec divers organismes, notamment la Fondation Mohammed VI pour l’environnement, la direction de la Météorologie nationale ainsi que les ministères de l’Intérieur et de l’Aménagement.Aussi, faute d’avoir entamé un véritable programme d’amélioration de la qualité de l’air dans la région, les autorités ont choisi de commencer par un diagnostic. En février dernier, la wilaya a conclu une convention de partenariat avec le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement. Il y est question d’un financement de 5 millions de DH par an pendant 4 ans. Une subvention allouée principalement pour renforcer le réseau des stations de mesure dans la région. Chaque unité coûte en moyenne 1,5 million de DH, ce qui supposerait que la ville pourra, grâce à cette enveloppe, disposer de quelque 13 stations. «Mais ce sera compter sans les frais de maintenance permanents et assez lourds», ajoute Bel Abbas.Actuellement, le ministère de l’Aménagement du territoire prend en charge une étude qui fera l’inventaire des émissions atmosphériques entre sources fixes et mobiles. Le département de l’équipement est en outre impliqué dans une étude sur l’évaluation de la pollution engendrée par le trafic automobile. De telles mesures permettront, selon Bel Abbas, de dresser un plan efficace et précis pour l’amélioration de la qualité de l’air dans la métropole. Tout de même, le réseau actuel de stations permet déjà l’observation de quelques dépassements dans l’émission des gaz. Dernièrement, la station de Aïn Sebaâ a noté un taux de dioxyde de soufre de 18%, supérieur au normes OMS. D’autres déséquilibres sont également enregistrés par la station du CHU de Casablanca: ozone et poussières s’y concentrent surtout en période de grande chaleur.«Nous sommes aujourd’hui en phase d’observation afin de connaître les tendances polluantes dans la ville et les localiser. Suite à cela, nous tendons à mettre en place un système d’alerte pour aviser en temps réel d’éventuels dépassements», assure Bel Abbas.En attendant, la sensibilisation s’impose. «Des réflexes simples peuvent aider à soulager l’atmosphère», explique-t-il, «pour les automobilistes par exemple, des visites techniques, des petits réglages, l’usage de carburants moins polluants…»Pour calmer les inquiétudes, Bel Abbas tient à rappeler que «bien que comptant un grand nombre de facteurs polluants, Casablanca a la chance d’être une ville côtière avec des vents qui diluent les émissions atmosphériques».


Plus d’allergies

Plusieurs aéropolluants sont recensés dans l’air casablancais. Les plus présents, selon les responsables de la région, sont le dioxyde de soufre, l’ozone, les oxydes d’azote, les poussières et les composés organiques volatils. Cette même liste d’émissions est dressée par Rezk-Allah Othmani, médecin allergologue, comme étant des polluants allergènes.Sans être directement la cause de maladies respiratoires ou autres, ces polluants déclenchent et aggravent la réaction allergique. Inhaler de telles composantes dans l’air au quotidien peut avoir des conséquences lourdes comme: «aggraver les maladies pulmonaires, créer des irritations au niveau des yeux, du nez et de la gorge sans oublier le risque accru de crise cardiaque», indique Dr Othmani. Il explique que même un faible taux de polluants atmosphériques peut être dangereux pour les personnes âgées ou de santé fragile. Plus incriminées par les praticiens, les émissions de gaz provenant des véhicules. Ichrak MOUBSIT

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